Québec solidaire : Soutien aux employés des librairies Renaud Bray

Cécile Mazin - 12.11.2013

Edition - Librairies - Renaud Bray - Québec - Québec solidaire


Le week-end passé, les salariés des librairies Renauyd Bray décidaient d'une grève illimitée dans onze des 29 établissements. Toutes les solutions ont été épuisées dans la tentative de trouver une solution entre syndicat et patronat. Le problème est que les salaires minimums au Québec ont été augmentés, et pas ceux des salariés de Renaud Bray. 

 

 

 

 

« Il est dommage que Renaud-Bray consacre ses énergies à tenter d'empêcher l'exercice du droit de grève, plutôt que de négocier de bonne foi le renouvellement de la convention collective », expliquait Serge Cadieux, directeur exécutif du SEPB-Québec. (voir notre actualitté)

 

Québec Solidaire vient d'apporter son soutien aux travailleurs de l'ensemble de la chaîne, ainsi qu'aux grévistes. Françoise David, porte-parole solidaire et Édith Laperle, se sont rendus dans la province d'Outremont, pour aller à la rencontre des grévistes, avenue du Parc à Montréal. 

 

« Renaud-Bray a tout avantage à changer d'approche en matière de relations de travail. Pour que la chaîne puisse continuer de se targuer d'un service à la clientèle hors pair, des mesures s'imposent; les employés-es qui sont garants de ce service doivent être traités comme les professionnels qu'ils et elles sont.  Or, la précarité d'emploi et le salaire à la limite du seuil du faible revenu dont ils jouissent ne témoignent pas d'une volonté de l'employeur de considérer ses employés-es comme tels », lance Édith Laperle, candidate dans Outremont.

 

« À l'instar de l'instauration d'une politique de prix réglementé du livre que je défends à l'Assemblée nationale, la reconnaissance du métier de libraire permettrait de réaffirmer que le livre n'est pas un banal produit de commerce de détail, mais bien un vecteur de transmission de la culture », affirme Françoise David, députée de Gouin, circonscription dans laquelle se trouve le Renaud-Bray Plaza St-Hubert, une autre succursale où les employés-es sont en grève. (voir le communiqué)

 

Le syndicat de la chaîne de librairies réclame trois choses :

  • La reconnaissance du métier de libraire : de plus en plus de commis sans spécialisation sont engagés à la place de libraires qualifiés, affectant directement la qualité du service à la clientèle.
  • La stabilité des horaires de travail : la demande par l'employeur de plus de flexibilité dans les horaires des employés à temps partiel signifie une précarisation encore plus grande.
  • Des hausses salariales : malgré leur ancienneté, le salaire des travailleurs dépasse à peine le seuil de faible revenu.