Quelques précisions sur le projet ReLIRE

Xavier S. Thomann - 22.03.2013

Edition - Bibliothèques - ReLIRE - BnF - Indisponibles


Le Salon du livre est l'occasion d'éclaircir quelques points concernant les projets importants du moment. C'est le cas pour le projet ReLIRE, le Registre des Livres Indisponibles en Réédition Electronique, qui consiste, comme l'indique son nom à numériser les oeuvres indisponibles. 

 

 

 

L'interface de recherche des titres a fait l'objet d'une présentation. L'ergonomie de cette interface a bénéficié de la réflexion des auteurs et des éditeurs qui ont travaillé en groupe sur le sujet. La liste des ouvrages comporte pas moins de 60,000 références pour 500,000 ouvrages indisponibles. 

 

À noter qu'il s'agit ici des ouvrages indisponibles pour le XXe siècle uniquement. En effet, c'est le dispositif tel qu'il a été prévu par la loi du 1er mars 2012. Celle-ci a confié à la Bibliothèque nationale de France « la responsabilité de créer et de maintenir une base de données publique en ligne, en accès libre et gratuit, qui répertorie les livres indisponibles du XXe siècle. »

 

Autre information importante : la base de données sera remise à jour le 21 mars de chaque année. Aucun nouveau titre ne pourra donc y figurer avant le 21 mars de l'année suivante. Pour que l'ouvrage passe en gestion collective, il faut attendre en revanche le 21 septembre : c'est à cette date que l'auteur (ou qui de droit) peut s'opposer à la numérisation, sans quoi il sera numérisé dans la foulée. L'ensemble de cette procédure est résumé sur le site relire.bnf

 

Pour s'opposer à la mise en gestion collective, un formulaire doit être rempli, avec les pièces justificatives nécessaires pour faire aboutir la demande. Ces pièces doivent être communiquées à la Sofia. 

 

M. Beaufort s'est félicité de la mise en place réussie du projet : « une réalisation exemplaire suivie par tous nos partenaires étrangers. » Il a précisé aussi la valeur de ce projet qui permet aux livres indisponibles « de connaître une seconde vie grâce au numérique. »