Quels acheteurs sur internet, avec quel budget ?

Clément Solym - 21.01.2011

Edition - Economie - achats - internet - ventes


 Internet, fidèle vendeur, c’est ce que révèlent les chiffres de la Fevad, qui a présenté son petit inventaire de la vente en ligne, durant l’année 2010. Une bonne tendance qui va se prolonger durant les soldes d’hiver, assure d’ailleurs l’organisme.

Pour ce qui est des soldes, tordons-leur le coup d’entrée de jeu : « Selon cette étude, 2 internautes interrogés sur 3 (67%) déclarent avoir l’intention de se rendre sur internet à l’occasion des prochains soldes d’hiver, dont 80% comptent acheter en soldes sur internet », estime le baromètre publié la veille du début des soldes. Et pour y parvenir, les consommateurs utiliseront toutefois leur téléphone à 18 % et leur tablette numérique à 8 %.

Pour l’année 2010, les trois éléments forts qui se dégagent, sont la « pénétration de la vente à distance », doublée par la « commande à distance » et enfin les relations de promo, d’information et de livraison. (voir la présentation de l’étude

Durant Noël, les internautes ont ainsi eu recours au net, avec 75 % d’utilisateurs de PC, contre 16 % de mobiles et 6 % de tablettes. Et les deux tiers des personnes ayant pratiqué l’achat depuis leur ordinateur ont acheté un cadeau au moins.

Au cours des 12 derniers mois, on compte 71 % d’acheteurs sur le net, soit 34,§ millions de personnes. En outre, 22 % des acheteurs ont consulté un site de ecommerce sur leur téléphone portable.

Le cabinet tire plusieurs conclusions de son étude. D’abord, la « part des acheteurs à distance est restée stable entre 2008 et 2010 », une situation expliquée par la baisse de consommation des revenus modestes.

Cependant, les achats sont plus fréquents et plus variés « parmi les acheteurs à distance ». Enfin, le besoin d’information est primordial pour les acheteurs. À ce titre, la capacité du catalogue intervient pour beaucoup, mais reste que la demande en services d’accompagnements reste très forte.

Ce qui laisse donc clairement aux libraires une force de négociation et de frappe, en mettant en avant leurs prescriptions.

Un petit degré de satisfaction s’impose pour conclure : le taux de contentement est passé de 95,2 %, en 2009, à 96,4 % sur 1010.