Rachat de Flammarion : l'Autorité de la concurrence examine

Clément Solym - 29.07.2012

Edition - Economie - Flammarion - Gallimard - Autorité de la concurrence


Information ActuaLitté : La vente du groupe Flammarion au groupe Gallimard doit se faire pour un montant de 251 millions €. Et à l'occasion d'une conférence de presse de donnée par l'Autorité de la concurrence, Nadine Mouy, rapporteure générale adjointe, précisait que la décision n'interviendrait qu'au début de l'automne. 

 

 

 

 

Mais au 9 juillet, le dossier n'avait toujours pas été notifié à l'Autorité, et il fallait de toute manière en passer par là pour que le dossier soit pris en charge. « C'est quelque chose qui va aller relativement vite, je pense », expliquait Nadine Mouy, estimant que l'examen serait relativement rapide. 

 

Ce 25 juillet, l'Autorité a annoncé, avec une légère bourde que désormais, le dossier était bien entre ses mains. Bourde, en effet, parce que la holding Gallimard ne s'appelle pas Magrigall, mais Madrigall. (voir l'avis en PDF

« Les sociétés Madrigall [NdR : la holding détentrice de Gallimard] et RCS Libri [NdR : le groupe italien qui détient près des 3/4 de Flammarion] ont conclu un contrat de cession d'actions, aux termes duquel Madrigall s'engage à acquérir l'intégralité des actions de RCS Livres, holding de tête du groupe Flammarion, actif dans le secteur de l'édition.

L'Opération s'analyse comme l'acquisition par Madrigall du contrôle exclusif du groupe Flammarion et constitue, par conséquent, une concentration au sens de l'article L.430-l du code de commerce.

L'Opération concerne le secteur de l'édition. »

 

Désormais, l'affaire va suivre son cours, jusqu'à ce que soit achevé le bilan concurrentiel. A ce titre, les tiers ont jusqu'au 17 août pour faire valoir leur avis et déposer leurs observations.

 

« Je financerai un quart des 230 millions d'euros en cash, et les trois quarts par dette bancaire, apportée par BNP Paribas et Natixis, qui cherchent maintenant à la syndiquer », expliquait le PDG des éditions Gallimard. « Je réfléchis aussi à ouvrir le capital de Madrigall, la holding qui détient 98 % du groupe Gallimard, à hauteur de 10 % environ. » Le Fonds stratégique d'Investissement (FSi) a également été sollicité, et d'autres investisseurs pourraient apparaître à l'avenir. 

 

Reste qu'une fois l'examen achevé et selon l'autorisation, avec ou sans condition, donnée par l'Autorité, Antoine Gallimard avait expliqué que la vente de Casterman pourrait tout à fait intervenir, pour faire face aux échéances. (voir notre actualitté)