Rachat du groupe Alfaguara par Penguin Random House

Nicolas Gary - 24.12.2013

Edition - Economie - Penguin Random House - Groupe Prisa - vente


Après avoir fusionné au niveau international, avec le consentement de toutes les autorités de la concurrence de la planète, le groupe Penguin Random House commence ses emplettes. Issu de la réunion des structures éditoriales de Pearson, pour Penguin, et Bertelsmann, pour Random House, ce dernier serait donc entré en négociations avec le groupe de presse espagnol Prisa, pour le rachat de plusieurs maisons.

 

 

Grupo Prisa

Ricardo Ricote Rodriguez, CC BY 2.0

 

 

Alfaguara, Taurus, Aguilar et Suma de Letras, seraient les filiales concernées par cette transaction, lit-on dans la presse espagnole. Ces maisons appartiennent actuellement à la filiale éditoriale de Prisa, Santillana Ediciones Generales.  Mais les rumeurs de rachats courent depuis maintenant une longue année, et à l'époque, le Grupo Prisa avait refusé de faire le moindre commentaire sur cette transaction, reconnaissant cependant qu'il y avait des discussions entamées. Mais aucun nom de partenaire ne filtrait à cette époque. 

 

L'annonce officielle interviendrait prochainement, assure-t-on, mais la mariée n'est pas si bien dotée que cela : une forte dette accompagne le groupe, qui d'ailleurs, nie tout fusion ou accord. « Prisa dément qu'une entente a été conclue pour la vente d'Alfaguara ou d'autres maisons littéraires au groupe Penguin Random House », annonce le groupe dans un communiqué. 

 

Cependant, la dette actuelle de Grupo Pisa fait que les démentis ne sont pas réellement pris au sérieux. À l'occasion de sa dernière assemblée d'actionnaires, il était bien question de céder quelques actifs pour parvenir à sortir la tête de l'eau. Il est cependant vrai qu'en tant que société cotée en Bourse, Prisa doit prendre des précautions quant aux communications qui le concerne. 

 

Mais les spéculations ont continué de fuser : ainsi, l'accord démenti pourrait également inclure une partie d'édition scolaire, autour de manuels, pour assurer une plus importante présence en Amérique latine. Si la vente, démentie, venait à se concrétiser, Markus Dohle, actuellement à la tête de PRH deviendrait la plus importante structure au monde, avec 250 maisons d'édition et un résultat de 3,1 milliards d'euros annuel. 

 

Plus de 15.000 auteurs compteraient alors au catalogue de PRH.