Rachida Dati déboutée de sa plainte par le tribunal

Xavier S. Thomann - 24.04.2013

Edition - Justice - 12Bis - Rachida Dati - Vie privée


Hier, on apprenait que Rachida Dati et les éditions 12Bis passaient au tribunal. En effet, l'ancienne garde des Sceaux de Nicolas Sarkozy avait porté plainte pour atteinte à la vie privée. En cause : une bande dessinée, Rachida, aux noms des pères

 

 

 

La décision aurait dû tomber hier, mais c'est finalement à l'instant que l'on vient d'apprendre que le juge des référés du tribunal de Versailles a débouté la plainte de celle qui est actuellement maire du 7e arrondissement de la capitale ainsi que députée européenne. 

 

Le président du tribunal de Grande Instance, Patrick  Henry-Bonniot, a estimé que la bande dessinée (à paraître ce jeudi) « ne porte pas atteinte à la vie privée. » De plus, « la médiatisation par Madame Dati  de la parentalité de sa fille a accompagné sa vie politique depuis quatre ans. » 

 

Madame Dati souhaitait des dommages et intérêts à hauteur de 100.000 € pour elle-même et pour sa fille. Elle avait également fait savoir que si cette option n'était pas retenue elle souhaitait qu'un bandeau figure sur l'ouvrage précisant qu'il y avait atteint à la vie privée. Il n'en sera rien. 

 

Contacté par ActuaLitté, l'éditeur s'est dit « réjoui » de cette décision en faveur de la liberté d'expression. 

 

Mise à jour 16:50 : 

Nous avons pu évoquer cette décision avec Yves Derai, l'un des auteurs de la bande-dessinée incriminée. L'intéressé est bien sûr « très content » de cette décision de justice, et rappelle qu'il estimait ne pas « avoir porté atteinte à la fille de Rachida Dati », en faisant le choix de la représenter sous des traits fictifs. Selon M. Derai le tribunal a bien compris l'esprit de la bande dessinée et les magistrats ont bien fait leur travail de lecteur attentif. Il espère maintenant que le public va se concentrer sur le contenu du livre, et voir qu'il s'agit moins de l'ancienne garde des Sceaux que des rouages du système politique.