Rama Yade : elle n'avait pas le temps d'écrire ni de citer

Clément Solym - 16.11.2011

Edition - Justice - Rama Yade - plagiat - temps


On a beau se défendre en expliquant que le plagiat n'existe pas juridiquement, et qu'il faut parler de contrefaçon, la réalité n'en est pas moins la même : c'est du copier-coller. Et la dernière à s'être fait prendre, c'est Rama Yade, qui suit la liste des derniers scandales du genre.


Prise en flagrant délit par Jean-Michel Muglioni, professeur de philosophie, l'ancienne secrétaire d'État aux Affaires étrangères avait en effet publié chez Grasset Plaidoyer pour une instruction publique, qui aurait « recopié mot pour mot des phrases entières » de ses textes en ligne sur le site mezetulle.net. assurait l'enseignant. (voir notre actualitté)

 

Le professeur avait découvert le pot aux roses en se plongeant dans les extraits diffusés par Marianne, du livre de Rama Yade, où « il n'est pas seulement question d'un mot, d'une expression ou d'une tournure... mais de phrases entières qui ont été recopiées mot pour mot, sans guillemets », enrageait-il.

 

Rama yade, Photo Facebook

 

Cette dernière avait, dans un premier temps, expliqué qu'elle n'avait pas la possibilité physique de citer tous les articles publiés sur internet, l'ampleur de la tâche serait immense. À la suite de quoi, l'enseignant, pas vraiment proche de l'ataraxie, réclame que le livre disparaisse des étals de librairies.

 

Plus récemment, Rama Yade en remet une couche. Elle ajouter, dans l'idée de ne pas surcharger son livre avec des notes et références trop nombreuses, et donc, l'envie de ne pas importuner son lecteur, qu'elle s'est par ailleurs un peu prises les pieds dans ses écrits. Mais surtout, elle revendique l'originalité ! « Je n'ai eu que quatre semaines pour écrire. Et moi, je ne me fais pas aider », souligne l'intéressée.


D'ailleurs, en parlant de se faire aider, on ne sait toujours pas si, finalement, Patrick de Carolis va porter plainte, après que l'on a découvert ses multiples emprunts aux travaux de Pierre Grimal, l'éminent latiniste.