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RCS Mediagroup confirme la vente de Flammarion

Clément Solym - 16.03.2012

Edition - Economie


Ce 16 mars, le Conseil d'administration de l'Italien RCS Mediagroup s'est réuni, pour prendre acte des données 2011. Avec une perte de 322 millions € pour l'année passée, le groupe réaffirme la nécessité d'une mise au point stratégique pour le devenir de son entreprise, en vue de redresser la barre pour l'année en cours. 

 

Le conseil a également donné son feu vert pour la vente de la maison d'édition dirigée par Teresa Cremisi, Flammarion, ainsi que personne n'en doutait plus. En effet, plusieurs groupes français, parmi lesquels Gallimard, Albin Michel ou Media Participations se sont portés acquéreurs. 

 

 

 

Le processus de cession du groupe français, qui intègre notamment la maison BD Casterman va donc pouvoir se concrétiser. Le Conseil d'administration avait précédemment affirmé que la vente de certaines de ces activités pourrait s'avérer nécessaire, afin de remettre un peu d'argent frais dans les finances globales. La cession de Flammarion avait alors été immédiatement, ou presque, évoquée, pour un montant évalué entre 220 et 250 millions € - voir entre 200 et 300 millions € estimait l'agence Reuters, décidée à ne pas trop se mouiller.

 

Le catalogue de Flammarion compte 27.000 titres, pour un chiffre d'affaires, en 2010, de 220 millions €. La mise en vente de Flammarion a été décidée à l'unanimité du conseil d'administration, assurant que plusieurs acheteurs potentiels avaient déjà formulé leur offre. Ces dernières seront soumises à l'examen du CA, et examinées par d'autres conseillers avant que le groupe ne prenne de décision. 

 

Ce qui semble tomber sous le sens. 

 

Reste que cette vente a vocation à mieux recentrer l'activité première du groupe, qui se débarrasse dès lors d'une partie non stratégique.

 

La dette globale de RCS Mediagroup a été réduite toutefois de 32,6 millions €, en regard de l'année 2010, pour atteindre 938,2 millions €. Pour l'année 2012, le groupe d'édition s'attend à ce que les revenus pointent vers le bas, et estime que le résultat net, en l'absence d'événements imprévus, ou autres impondérables, pourrait connaître cependant une certaine amélioration.