ReadersFirst : un lobby mondial pour le prêt numérique

Antoine Oury - 07.02.2013

Edition - Bibliothèques - prêt numérique - comtés de Dauphin et Cumberland


Qu'on se le dise : le prêt numérique ne progresse pas, de ce côté-ci de l'Atlantique ou de l'autre. Les établissements de prêt américains, excédés par des négociations sur le mode 2 pas en avant et 3 en arrière, ont choisi de mettre en place un groupe de pression afin de faire céder les éditeurs et pouvoir proposer des livres numériques à leurs usagers.

 


 

 

Dans les rares cas où les éditeurs vendent leurs ebooks aux bibliothèques, le prix est parfois 3 fois plus élevé que celui proposé aux consommateurs lambda : « Tout le monde cherche à retomber sur ses pieds avec le numérique, mais augmenter le tarif de 300 %, ou interdire le prêt, alors que les bibliothèques travaillent avec un budget réduit pour ce service très demandé, revient à enfermer les bibliothèques dans un véritable étau », souligne Karen Cullings, directrice des relations publiques à la Dauphin County Library.

 

Quand les livres numériques font partie du catalogue de la bibliothèque, le nombre de prêt est restreint, ce qui oblige les établissements à organiser des files d'attente monstres : les 15 exemplaires de Gone Girl, par Gillian Flynn, sont attendus par... 121 usagers au sein des établissements des comtés de Cumberland, Dauphin et Perry.

 

La plupart des membres du « Big Six », les six plus grands éditeurs des USA, ont tenté ou tentent des programmes pilotes de prêt numérique, à l'exception de Simon & Schuster. Si l'ouverture des catalogues numériques devrait tôt ou tard avoir lieu, reste à savoir quand, et si Amazon ne prendra pas la place des établissements d'ici là, avec la Kindle Lending Library, bibliothèque de prêt d'ebooks.

 

Pour éviter de se faire couper l'herbe sous le pied, les bibliothèques US ont donc mis en place le site ReadersFirst, qui liste 4 exigences pour le prêt d'ebooks : catalogue unifié, navigation facilitée, variété des contenus et interopérabilité, qui ne sont pas sans rappeler celles du consortium Carel, en France. Une carte interactive, où les bibliothécaires peuvent ajouter leur lieu de travail et usagers, permettra de faire pression sur les éditeurs. Un - ou une - plaisantin a par ailleurs ajouté sur la carte le ministère de la Culture, l'identifiant ainsi comme une bibliothèque qui servirait 64 millions de Français...

 

Dans le pays, les 3/4 des bibliothèques proposent désormais un service d'emprunt d'ebooks, mais une récente enquête du Pew Research Center montre que 60 % des Américains ignorent tout de ces possibilités. (via Pennlive)




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