Recul de 3 % des ventes sur le premier trimestre 2016 aux Etats-Unis

Clément Solym - 21.09.2016

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Mauvais premier trimestre pour les ventes de livres aux États-Unis. L’Association américaine des éditeurs fait état d’un recul de 2,7 % sur les trois premiers mois, et, plus compliqué encore, de 3 % sur celui de mars.

 

 

 

Avec 501,8 millions $ de chiffre d’affaires, le mois de mars enregistre un vilain résultat en regard de celui de 2015. Les résultats, découlant des ventes de 1219 éditeurs membres de l’Association of American Publishers, ne manqueront encore pas de faire réagir.

 

Car, comme prévu, c’est le secteur du livre numérique qui accuse le plus important recul, avec 18,6 % de moins pour les romans Adult. Même son de cloche pour les Hardcovers, qui encaissent une chute de 18,2 % pour ce mois de mars. De mars 2015 à mars 2016, les ebooks sont en diminution de 21,4 %

 

Sur l’ensemble du premier trimestre, les ventes cumulent 2,13 milliards $, soit 2,7 % de moins que l’an passé à la même période. Les livres numériques perdent 21,8 % et les Hadcovers Adult descendent de 16,1 %. Or, les ventes d’ebook représentent 27,1 % des ventes de livres Adult sur cette période, contre 29,9 % sur la même période de 2015.

 

Les ventes de livres audio en téléchargement, en revanche, ont toujours le vent en poupe avec une croissance de 36,4 % sur le trimestre, alors que les ventes de poche montrent un + 1,5 % timide. 

 

Les plus fortes pertes sont à retrouver du côté des audiobook physiques, en baisse de 33,3 %, et le livre de poche de mass market, qui perd 25,5 %.

 

Légère baisse des revenus pour l'édition américaine en 2015, mais pas d'inquiétude 

 

 

Comme toujours, il faudra surtout ne pas conclure que les Américains se désintéressent du format numérique. En effet, depuis la renégociation des contrats avec les revendeurs, le prix des ebooks a été augmenté chez les grands éditeurs. Moralité, les lecteurs se sont rabattus durant un temps sur les formats poche, et manifestement, vers les audiobooks en téléchargement désormais.

 

Cette situation pourra engendrer quelques interrogations, si elle se prolonge : l’écoute d’un livre n’est pas sa lecture à proprement parler. 

 

En revanche, on ne sait absolument rien des données de l’autopublication, qui est florissante outre-Atlantique. Avec des tarifs nettement inférieurs, ces ouvrages pourraient bénéficier des hausses de prix, et savoir attirer les clients... choses que les grands groupes ne parviennent plus à faire avec leurs propres versions numériques.  

 

via AAP