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Reda souhaite une confrontation avec l'écrivain Édouard Louis

Elodie Pinguet - 14.12.2016

Edition - Justice - Edouard Louis - Reda Histoire de la violence - confrontation justice


Reda B, du nom du personnage du livre d’Édouard Louis, réclame une confrontation avec l’écrivain. En effet Reda est accusé de viol et tentative de meurtre sur ce dernier durant le soir de Noël en 2012. Sa demande de recontre est restée vaine.

 

 

 

L’AFP rapporte que, remis en liberté sous contrôle judiciaire, Reda a déclaré à sa sortie, après dix mois de prison, qu’il souhaite se retrouver face à Édouard Louis, qui l’accuse de l’avoir violé à Noël 2012 : « Je veux lui parler, être en face de lui, et il dira la vérité. » 

 

Malheureusement pour lui, l’écrivain refuse l’entretien : « Je souhaite que cette procédure s’arrête ou, en tout cas, ne plus en faire partie. Je ne suis pas allé aux confrontations, je n’irais pas au procès. » Le jeune auteur maintient tout de même les accusations de viol et de meurtre qu’il a énoncé dans son livre Histoire de la violence.

 

Tout se passe en décembre 2012, le soir de Noël. Édouard Louis a alors 21 ans et il rencontre un certain Reda dans la rue. Il le ramène dans son appartement où ils auraient eu des relations sexuelles. Alors que Reda aurait tenté ensuite de voler la tablette et le téléphone d’Édouard, il en serait venu à essayer d’étrangler le futur écrivain avant de le violer. Édouard Louis est ensuite allé porter plainte et un médecin lui a découvert des marques au cou et des blessures qui pourraient être dues à un viol.

 

Deux ans plus tard, il rencontre le succès avec son premier roman, En finir avec Eddy Bellegueule. Dans son livre suivant, Histoire de la violence, publié début 2016, il raconte cette histoire en affirmant que tout est vrai.

 

De son côté, Reda B est arrêté quelques jours après la parution du livre, le 9 janvier, et son ADN s’avère identique à celui retrouvé chez Édouard Louis. S’il avoue qu’il volait souvent des portables, il nie en bloc l’agression : « Il n’y a jamais eu de violence. »

 

Depuis le 8 décembre, les magistrats ont mis fin à sa détention provisoire, mais les accusations sont toujours présentes. L’avocate de Reda B dénonce le refus de confrontation de l’écrivain : « Quand on est accusé, le premier droit que l’on a, c’est de pouvoir être confronté à son accusateur. Or Édouard Louis refuse ce droit à l’homme qu’il accuse. »

 

Rappelons qu’en mars dernier, Reda B avait déposé une plainte contre l’auteur pour atteinte à la vie privée et à la présomption d’innocence pour la parution de son livre. Le tribunal l’avait rejetée un mois plus tard.

 

Via Le Parisien