Redressement judiciaire pour la librairie Camponovo de Besançon

Clément Solym - 09.10.2012

Edition - Librairies - Camponovo - librairie - Besançon


Hier matin, les délégués du personnel Sud et les salariés avaient rendez-vous au tribunal de commerce pour écouter ce que Jean-Jacques Schaer, propriétaire de la librairie Camponovo, présenterait. « Nous nous attendions à une liquidation, et c'est finalement un redressement judiciaire qui nous a été proposé », précise Florence Galiana, représentante du personnel. 

 

 

 

Les bras leur en sont presque tombés. Le plan de redressement reposerait en effet sur la vente du dépôt de Liber, situé à Gay-Lussac, pour régler la question de salaires impayés ainsi que quelques créanciers. « Nos collègues ont été licenciés de l'établissement voilà quelques semaines », ajoute Mme Galiana, avec une note de scepticisme. 

 

Dans le cadre de ce plan, certaines créances seraient gelées, et il semblerait que désormais, le propriétaire soit interdit de factures impayées. Pour autant, la question des salaires de septembre, qui n'ont pas encore été versés, est toujours en suspens. M. Schaer n'ayant pas apporté les feuilles de salaires, le recours à l'AGS est encore retardé - d'autant plus qu'une période de quinze jours est nécessaire avant que les dossiers ne soient validés.

 

« Encore une fois, on ne comprend pas le comportement de M. Schaer, qui nous parle des aides que l'ADELC pourrait verser à un repreneur, mais en parallèle, il s'inquiète de l'arrivée de la Fnac ou d'un espace Leclerc. Cela fait des années qu'on en parle, mais rien n'est encore arrivé, alors bon... »

 

D'ici à deux mois, une nouvelle réunion aura lieu au tribunal de commerce, le 3 décembre, et la société sera sous haute surveillance, jusqu'au mois d'avril. « Nous souhaitons que le plan tienne bon, mais nous savons aussi que la liquidation peut être déclarée à tout moment. Comment peut-on parler de redressement alors que la librairie est désormais sans plus aucune activité ? »

 

Interrogé par France 3 Franche-Comté, M. Schaer assure qu'il est actuellement en recherche d'un repreneur pour une librairie, « si possible, sinon pour autre chose ». La vente de l'immeuble, précise-t-il, « permettrait de dédommager le personnel ». Il revient également sur la possibilité offerte au personnel de reprendre l'établissement, qui aurait son destin en main. 

 

À l'attention d'un repreneur éventuel, « le stock est à zéro, puisqu'il n'y a plus de stock ». L'établissement devait à ce titre rouvrir le 11 octobre, mais aucune nouvelle information n'est venue sur ce point.