Renaud-Bray provoque un nouveau chamboulement dans les librairies du Québec

Cécile Mazin - 22.09.2016

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Au Québec, les librairies Renaud-Bray viennent de passer un accord avec la librairie Olivieri. Fondée voilà 31 ans, cette dernière passera dans le giron de RB, tout en préservant son identité et ses deux gérants et fondateurs, Rina Olivieri et Yvon Lachance.

 

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Depuis le feu vert du Bureau de la concurrence, en septembre 2015, Renaud-Bray n’a pas chômé. En rachetant les établissements Archambault, anciennement propriété de Quebecor, Renaud-Bray installait une assise ferme sur le territoire québécois du commerce culturel – et du livre en particulier.

 

« Nous sommes enthousiastes par les perspectives d’avenir qui s’ouvrent à nous, et sommes ravis de souhaiter une chaleureuse bienvenue aux employés d’Archambault qui rejoignent notre organisation », assuraient les deux partenaires. Les 14 établissements Archambault s’ajoutaient alors à la trentaine de librairies RB, mais depuis ce 21 septembre, l’ensemble compte un petit nouveau. 

 

En effet, la librairie-bistro de Montréal, Olivieri, sera la propriété de Renaud-Bray, comme l’explique un communiqué. Rina Olivieri, cofondatrice, assure : « Cet espace culturel a permis à des centaines d’auteurs et à des milliers de livres de circuler dans le public. Au fil du temps, nous avons mis nos idées et notre énergie à profit et avons eu le plaisir de partager la connaissance et de développer notre métier de libraire.

 

Nous sommes aujourd’hui heureux de procéder à une restructuration qui permettra à Olivieri de poursuivre son ambitieux projet et de préserver les emplois de plus de 30 personnes dévouées. »

 

Une restructuration qui servira les intérêts de chacun, puisque RB s’offre là un établissement de qualité. Blaise Renaud, patron de la chaîne de librairies Renaud Bray, souligne combien Olivieri a « su développer une niche qui sert parfaitement une clientèle fidèle ». Ainsi, elle offre un public au caractère distinct. « Nous y apporterons donc notre expertise opérationnelle, afin d’accroître la rentabilité de l’entreprise tout en préservant le concept spécifique à Olivieri », précise-t-il. 

 

Dans un précédent message, la librairie avait laissé sur Facebook quelques commentaires, pour expliquer sa fermeture.