Renaud Camus adhère au SIEL, parti d'extrême droite

Camille Cornu - 23.11.2015

Edition - Société - Renaud Camus - SIEL


L’écrivain Renaud Camus, connu pour ses positions anti-immigration, vient de rejoindre le SIEL (Souveraineté, indépendance et libertés), un parti proche du front national. Ancien lecteur et conseiller éditorial aux éditions Denoël, il a publié de nombreux livres aux éditions Fayard et P.O.L., et est aujourd’hui principalement auto-édité. 

 

Le Jour ni l’Heure 6642 : autoportrait blond, Plieux, bibliothèque, jeudi 29 novembre 2012, 23:36:53

Renaud Camus, autoportrait blond, CC BY 2.0

 

 

« Œuvrant aux côtés du Front national, au sein du Rassemblement Bleu Marine, au rapprochement de ceux de nos compatriotes qui éprouvent à l’égard de la France un attachement patriotique charnel, le SIEL s’honore d‘accueillir désormais parmi ses membres l’une des grandes consciences européennes de notre temps. »

 

L’écrivain de 69 ans avait régulièrement refusé d’être qualifié d’extrême droite, reconnaissant toutefois que ses positions anti-immigration pouvaient l’en rapprocher. Il avait été pris dans de nombreuses controverses, pointant dans les années 2000 ce qu’il considérait comme une surreprésentation des juifs dans les émissions de France culture. En 2014, il avait été condamné pour incitation à la haine raciale. 

 

« Cette adhésion ne fait que confirmer la proximité idéologique qui existe entre la ligne nationale identitaire imprimée par Karim Ouchikh à l’action politique du SIEL qu’il préside depuis un an, et l’œuvre politique du grand écrivain qui a conceptualisé, avec courage et lucidité, la réalité tragique que pèse sur le destin de la France, celle du Grand Remplacement », annonce le SIEL dans son communiqué. 

 

Cette thèse, introduite par Renaud Camus en 2010 dans l’Abécédaire De L’In-nocence (David Reinharc), soutient que l’immigration provoquerait un processus de substitution des peuples. En bouleversant les « grands équilibres ethnico-culturels de l’Europe », ce processus représenterait un « péril mortel »… 

 

L’auteur conserve parallèlement la présidence du parti de l’In-nocence, dont il est fondateur et avec lequel il avait soutenu Marine Le Pen lors des élections législatives de 2012.