Renvoyé du JDD, le Sollers-gate démarre

Clément Solym - 26.06.2012

Edition - Société - Philippe Sollers - JDD - licenciement


L'esclandre prend de l'ampleur. L'éviction de Philippe Sollers, qui part avec sa chronique du JDD, fait désormais grand bruit. Après avoir découvert son licenciement ce dimanche 24 juin, les regards ont convergé vers la dernière publication du romancier… et fort logiquement, les propos sur Valérie Trierweiler semblaient tout trouvés pour expliquer le départ. Pour le moins précipité et peu courtois.

 

C'est que le licenciement s'est fait sur un coup de fil, le lendemain de l'envoi à la rédaction de la chronique par Sollers. Le Tweet de trop, alors ? Tout portait à le croire, surtout en recoupant les informations qui renvoyaient à Lagardère Média. Propriétaire du JDD et de Paris Match, où bosse Valérie, il était facile de croire à un petit conflit entre rédactions, motivé par le statut de la journaliste, également première dame du pays.

 

 

 

Mais voilà : le JDD, par la voix de Patrice Trapier, directeur adjoint de la rédaction, tient à rectifier la vérité. La vraie. Selon lui, le non-renouvellement du contrat avec Sollers lui avait été signifié : pas question pour Philippe de rempiler en septembre. Et cela n'avait rien à voir avec la chronique. 

Laisser croire que nous aurions été gênés par son évocation de l'affaire du tweet de Valérie Trierweiler, est faux. Nous avons, ces deux dernières semaines, publié plusieurs articles critiques sur cette affaire sans que cela pose la moindre difficulté.

En treize années de collaboration, Philippe Sollers a toujours été entièrement libre de ses écrits. Il n'a jamais été censuré, il n'est pas "viré". Comme cela se pratique dans tous les journaux du monde, nous avons décidé de mettre fin à cette chronique qui existait depuis 1999, uniquement pour des raisons de renouvellement de notre offre éditoriale et d'une évolution, chaque année, de ces pages commentaires et opinions.

 

Et de dénoncer des « accusations tristes, malveillantes et sans le moindre fondement ». Et dont acte.

 

Pourtant, Sollers s'est interrogé. Après avoir trouvé son licenciement « cavalier et curieux », il s'épanche un poil plus dans BibliObs, et estime que cette soi-disant non-affaire tourne au vinaigre. Selon lui, tout le problème vient de ce que le président n'est toujours pas marié. « Il faut que cet homme se marie enfin, ça ne peut pas continuer comme ça. Cette femme souffre, c'est évident, non ? » 

 

Pour mémoire, le petit mot doux de Sollers commençait comme suit : 

En revanche, quand deux femmes s'affrontent pour la possession du même homme, ce dernier marche sans cesse sur des charbons ardents, le souci permanent et la dissimulation épuisante l'habitent. Chacune ne pense qu'à l'autre. Qui est la vraie? Laquelle a le pouvoir? La mère des enfants? La nouvelle compagne avec ses propres enfants? Une concurrente plus jeune en attente d'enfant? Mettez la politique dans le coup, et vous obtenez l'affaire sensationnelle du tweet.

 

Bon, alors, la pétition ?

 

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