Réponse des avocates de David Kersan : Dantec-gate

Clément Solym - 05.09.2012

Edition - Justice - Maurice G. Dantec - avocats - référé


Suite au droit de réponse de l'avocat de Maurice G. Dantec, publié ce matin dans nos colonnes, les avocates des éditions Ring nous ont fait parvenir une réponse circonstanciée. Une réaction que nous publions dans son intégralité.

 

 

Ping-Pong Test #1

via Flickr

 

 

« Contrairement à ce que tente de minorer le conseil de Maurice Dantec, la première bataille juridique a clairement été gagnée par les éditions RING et Monsieur David Kersan.

 

La demande d'interdiction de publication de Satellite Sisters, une semaine avant sa sortie prévue de longue date, a été rejetée par le Président du Tribunal de Grande Instance de Paris.

 

Il a été relevé que l'auteur avait signé un contrat, remis son bon à tirer et renouvelé à de multiples reprises son intention de voir son roman publié par les éditions RING, souvent en des termes élogieux d'ailleurs.

 

Mais le tribunal est allé plus loin en estimant que les éléments médicaux transmis ne permettaient pas de retenir que Maurice Dantec n'avait pas toutes ses capacités de jugement lorsqu'il a signé le contrat d'édition puis le bon à tirer.

 

Il ne s'agit certes pas d'un examen au fond de la validité du contrat mais le tribunal a d'ores et déjà donné son sentiment sur cette affaire.

 

Par ailleurs, en référé d'heure à heure (action en justice nécessitant un examen extrêmement rapide de l'affaire), il est rare, lorsque qu'un particulier succombe à l'action, de le condamner aux frais d'avocats. Là encore, Maurice Dantec a été condamné de façon exceptionnelle à hauteur de 1500 euros, payant manifestement le caractère abusif de son action intentée en plein week-end du 15 août. »

 

 

Dont acte !