Reprendre les cours, une urgence pour sauver les diplômes

Clément Solym - 10.04.2009

Edition - Société - reprendre - cours - universités


La thématique a changé : maintenant, ce sont les cours qui priment et les examens. Et selon les témoignages recueillis çà et là, une grande partie des étudiants s'inquiéterait non plus de l'avenir de leur cursus universitaire, mais bien de la possibilité de passer leurs examens.

Rattraper, repousser, mais surtout les passer, ces examens

Suivant l'appel de Lionel Collet, le président de la CPU, plusieurs établissements ont mis en place des moyens de rattraper les ratés du programme de cette année, ou encore de repousser les dates d'examens. Sauf que les chiffres divergent sur le nombre d'universités encore prises par les mouvements de protestation.

Si l'on s'entend pour dire qu'une dizaine n'est absolument pas en mesure de les gérer, elles seraient une trentaine en tout à vivre une situation encore trouble. Pour le président de l'Unef, Jean-Baptiste Prevost, ce n'est que du bluff ministériel : « Valérie Pécresse joue le pourrissement du conflit, en ne parlant que des examens ou des violences d’une minorité. J’ai l’impression qu’elle souffle sur les braises. On peut craindre de graves incidents. »

L'état d'urgence selon Valérie Pécresse

Car cette dernière ne mâche plus ses mots. « Toutes les universités ont organisé un plan de rattrapage des cours. C'est possible. Il est temps aujourd'hui de rattraper tous les cours qui ont été manqués en étalant éventuellement les examens, en utilisant les vacances de Pâques qui arrivent pour commencer les rattrapages », et désormais, il y a « urgence », sous peine de péril en la demeure.

En outre, conformément aux propos du président de la CPU, la ministre a confirmé que d'aucune manière un semestre où aucun cours n'aurait eu lieu ne serait validé. Selon Lionel Collet, une telle pratique mettrait d'ailleurs l'image du pays au plus mal. D'autant que le mouvement n'a plus de raison d'être, estimait-il, étant donné que des avancées dans les négociations avaient eu lieu.

Alors, Valérie enfonce le clou : « Il y a urgence à le faire maintenant si vous voulez que les diplômes et les examens correspondent vraiment à l'intégralité du programme. »

La suite des festivités sera rock'n roll...