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Reprise de Gibert Jeune par Gibert Joseph : verdict le 1er juin prochain

Antoine Oury - 18.05.2017

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La reprise des librairies Gibert Jeune par le groupe Gibert Joseph se précise : le tribunal de commerce rendra sa décision le 1er juin prochain sur le dossier déposé par la société financière Palidis du groupe Gibert Joseph. Seul candidat à la reprise de Gibert Jeune, Gibert Joseph devrait logiquement l'emporter. Les employés des deux enseignes assurent qu'ils resteront vigilants quant aux conditions de cette reprise.

 
Paris, Quartier Latin
(Luc Mercelis, CC BY-NC-ND 2.0)
 

Fin avril, la reprise des librairies Gibert Jeune par le groupe Gibert Joseph avait été annoncée : « C'est plus une cession qu'un rapprochement », nous confiait alors un proche du dossier, qui précisait aussi que « la direction n'[avait] pas dit grand-chose aux salariés ». Visiblement mieux informée, une partie des salariés a réagi au projet déposé par la société financière Palidis.

 

Le Comité d'Entreprise de la librairie Gibert Jeune a ainsi rendu un avis dans le cadre de la procédure de rachat, un peu particulière puisqu'il s'agit d'une « prepack cession », une procédure de cession accélérée, en somme. Si le CE note que les délais d'information et de consultation sont amoindris par cette procédure, il assure accueillir « favorablement » ce projet de reprise qui, selon les observateurs, « a pour but de sauver la société en mettant en commun les ressources ».

 

Le CE de Gibert Jeune confirme cette volonté, en soulignant que le repreneur aurait l'intention de conserver « plus de 87 % du personnel » à l'issue de cette cession.

 

L'intersyndicale, CGT Gibert Jeune, CGT Gibert Joseph et CFDT Gibert Jeune, qui signe un communiqué sous le titre « Regroupement de nos enseignes : nos emplois, nos droits et nos métiers doivent être préservés », a établi « un constat commun ». Elle salue ainsi « le maintien de la librairie dans le quartier Saint-Michel », n'acceptera « aucune suppression de postes » et demande que le mieux soit privilégié sur le plan des droits sociaux lors de l'harmonisation des outils de travail entre les différentes sociétés de la holding qui prendra le contrôle de Gibert Jeune.


L'intersyndicale souligne toutefois, à la fin de son message, son « inquiétude sur l'avenir », et réclame plus de précisions sur la cession-reprise, notamment sur la stratégie envisagée pour les prochaines années. En effet, l'enseigne Gibert Jeune affiche depuis plusieurs années des résultats médiocres, une perte de quelque 256.100 € en 2016.