Résolution 2014 : acheter ses livres chez les libraires indépendants

Julien Helmlinger - 30.12.2013

Edition - International - Librairie - Indépendants - Commerce


En novembre, l'écrivain Sherman Alexie, bientôt suivi par des milliers de pairs, lançait la campagne Indies First. Au moment d'opter pour les bonnes résolutions que l'on tiendra, ou pas, pour la nouvelle année à venir, d'autres amoureux de lectures y vont de leur suggestion en faveur de la défense de la librairie indépendante. Argument invoqué : ces boutiques ne seraient pas simplement des lieux ou on achète des livres mais également des espaces événementiels, organisations philanthropiques et puis des endroits où vivent d'adorables animaux de compagnie...

 

 

 Rencontres en librairie - CC by 2.0 par Don Lafferty

 

 

Ces qualités citées plus haut justifieraient-elles à elles seules qu'on dépense son argent dans ces boutiques plutôt que dans les autres ? L'argumentation ne suffit pas à convaincre tout le monde, et les plus critiques estiment quant à eux qu'une librairie reste un commerce avant tout et qu'elle doit en conséquence répondre aux besoins de leur clientèle pour bénéficier de son soutien.

 

Chacun ses affinités en fonction des biens et services offerts, donc, et il s'agirait pour un libraire de savoir proposer une offre distinctive de la concurrence pour conquérir sa propre clientèle. Certains lecteurs seront sensibles à des ateliers cuisines en présence d'auteurs de leurs livres culinaires favoris, des clients seront séduits par la possibilité de boire leur café dans la boutique, quand d'autres lecteurs apprécieront des activités destinées à occuper leurs enfants...

 

Philosophie pour les uns, la défense des indépendants n'est toutefois pas inconditionnelle pour les autres. Ainsi, peut-être que les bonnes résolutions devraient être prises par les professionnels de la librairie, en premier lieu, qui semblent avoir tout à gagner en misant sur leur créativité.