Restrictions imbéciles sur les ebooks, maintenant au Canada...

Clément Solym - 10.03.2011

Edition - Bibliothèques - ebooks - drm - harpercollins


Quand on a une exécrable idée en tête, il convient de la mettre en application partout. Sinon, ce n'est pas amusant. C'est ainsi que HarperCollins a eu l'infinie sagesse de considérer ses ebooks comme des livres papier et de leur appliquer des conditions de prêts, pour les bibliothèques, relevant de la stupidité profonde.

Rappelons brièvement la situation : d'abord, interdiction de faire en sorte que l'ebook emprunté ne puisse l'être par deux personnes simultanément. Ensuite, au terme de 26 emprunts, il faut racheter le livre, tout simplement. Toutes ces prouesses sont permises grâce aux DRM, évidemment et au détriment des établissements, autant que des usagers. (notre actualitté)

La situation a évidemment fait sortir de leurs gonds les associations, mais pour l'heure, la chose était contenue aux États-Unis. Et désormais, c'est en application au Canada, pour les bibliothèques publiques et universitaires. En somme, tous les acteurs qui sont en relation commerciale avec la société Overdrive, qui gère des catalogues d'ebooks, justement pour ces établissements.

Cory Doctorow avait une réponse analyse à cela : « La chose importante à comprendre, c'est que le côté éphémère d'un livre imprimé n'est pas une caractéristique que nous devrions chercher à reproduire dans les médias. » (notre actualitté)

Car, qu'arrivera-t-il, quand les éditeurs décideront de fixer le nombre maximal de prêts 20, puis 15 puis 10, voire 5 emprunts, avant que l'établissement n'ait à racheter le livre ? En fait, cela n'arrivera pas, car tout porte à croire que soit HarperCollins devra revenir sur sa décision, soit les bibliothèques se passeront de son catalogue de titres numériques...

Alors que l'économie décolle, et que la bibliothèque publique de Toronto enregistre elle-même une croissance exponentielle dans la demande d'ebooks, ce type de décision ressemble bien à un coup de bazooka tiré dans le pied de la maison... (Via CBC)