Le vol de livres fait toujours recette

Cécile Mazin - 09.06.2015

Edition - International - voler livres - revente occasion - internet justice


On connaissait l’histoire, tragique, du toxicomane qui volait des livres en Belgique, pour s’acheter de l’héroïne. Voici désormais le trafic de vente d’occasion, qui sévit partout dans le monde. Décidément, les produits culturels n’ont jamais autant eu la cote.

 

Credit Card Theft

Don Hankins, CC BY 2.0

 

 

L’histoire se déroule au Canada, dans la province de Québec. Une mère et sa fille (44 et 24 ans), ont été arrêtées en fin de semaine passée : depuis 2013, elles avaient organisé des vols de livres, dans des magasins de la ville de Saint-Georges. 

 

Selon les enquêteurs de la Sûreté de Québec de Beauce-Sartignan, ces Thelma et Louise avaient pris pour habitude de voler de la nourriture, mais également des romans, qu’elles revendaient par la suite sur Facebook. Leur comparution devant la justice interviendra le 28 août. (via Cool FM)

 

De l’autre côté de l’Atlantique, en Belgique, c’est une femme qui travaillait dans un entrepôt et revendait sur des sites spécialisés ses larcins. Durant le mois d’octobre 2013, l’entrepôt où la maison Wilkin stockait ses ouvrages a été cambriolé, et ce sont 27.466 € de livres qui furent dérobés.

 

L’employée a écoqué d’une peine de 6 mois de prison pour son crime odieux. Dans sa défense, elle avait fait valoir que les livres revendus avaient été dûment achetés : « Une telle affirmation est fausse, car dans le tas, il y avait plusieurs livres en double », a considéré le juge. (via L’avenir)

 

Voici qui rappellera la mésaventure survenue aux éditions du Rocher, en septembre 2012. Un employé avait dérobé 1500 livres qu’il revendait sur internet, avec un profit de 15.000 € réalisé. Mais le petit roublard de l’époque faisait mieux encore : les frais d’expédition étaient endossés par la société qui l’employait. 

 

Le génie du crime avait en effet compris qu’il pouvait profiter de la franchise postale de l’éditeur.