Revendre ses oeuvres numériques d'occasion, une approche

Clément Solym - 11.06.2010

Edition - Economie - vendre - numérique - usager


L'avantage des livres papier, tous les journalistes de France et de Navarre vous le confirmeront, c'est qu'ils se revendent assez bien, dans des hauts lieux du livre d'occasion (écrire à la rédaction, on a les adresses, mais aussi les noms...).

Or, avec un fichier numérique, la revente est bien plus compliquée. Et surtout anormalement impossible.

Une société américaine est actuellement en train de réfléchir à une solution qui permettrait de revendre des fichiers numériques utilisés - de l'occasion numérique en somme - sur la musique, les films ou les ebooks. En 2008, une firme nommée Bopaboo avait tenté l'expérience, avec un lancement prévu pour 2009, mais rien n'a jamais abouti.

C'est là qu'intervient Jeremy Muller, vice-président de Lexink, chargé du développement numérique : l'idée serait simple, et permettrait donc de revendre d'occasion des oeuvres achetées. Pour le coup, la solution proposée par Lexink est de repasser par le marchand qui vous a vendu l'oeuvre, en lui permettant de mettre en place un service d'occasion, par lequel il serait cependant obligatoire de repasser. Impossible de revendre un ebook acheté pour le Kindle ailleurs que chez Amazon...

Question particulièrement pertinente de la part de TeleRead : comment dans ce système s'assure-t-on que le DRM du fichier n'a pas été craqué et que l'on n'a pas pu conserver une copie du livre malgré tout. Parce que l'objectif est tout de même de se séparer du bien quand on le vend et qu'il est physique...

Cependant, Jeremy est confiant : son projet va permettre aux éditeurs de tous poils d'empêcher la vague des pertes qui sévit du fait du téléchargement illégal, tout en assurant des économies importantes pour les acheteurs.

Mais quelle différence entre deux fichiers numériques ? L'usure ? Les pages cornées ? Les annotations ?

Marrant...