Revisiter : les Éditions Femmes d’à côté ouvrent une nouvelle saison

Association Effervescence - 04.11.2016

Edition - Les maisons - éditions Femmes d’à côté - Sorbonne étudiants Master - Revisiter appels textes


Chaque année, les étudiants du Master Edition Sorbonne-Asfored se lancent dans l’aventure d’une maison d’édition, avec pour objectif de publier, véritablement, un ouvrage. Pour 2016, les Éditions des Femmes d’à côté lancent un appel à texte, autour de leur thématique : Revisiter.

 

 

 

Mais que veut dire le verbe « revisiter » ? Calqué de l’anglais to revisit, revisiter dans le sens d’aborder une œuvre sous un angle différent, nouveau, est entré dans les usages du français depuis peu. Pour le Larousse, revisiter voudrait dire « Donner un éclairage entièrement nouveau sur une question, un problème. » On peut donc aussi bien revisiter un lieu qu’une recette de grand-mère. Pour Gérard Genette, dans Codicille, on revisite « pour mettre au mauvais goût du jour. » Cette définition, plutôt humoristique, de Genette, fait écho au pastiche, à l’imitation, l’explication critique ou encore à l’adaptation.

 

Et que peut-on revisiter ? La question est si vaste, tout peut être revisité, des recettes de grand-mère aux peintures de grands maîtres italiens de la renaissance. Revisiter une œuvre n’a rien de moderne. Les grands dramaturges classicistes réécrivaient déjà la mythologie grecque pour la mettre en scène sur les planches des grands palais royaux. Plus récemment, Kamel Daoud a remporté le Goncourt du premier roman en 2015 pour son Meursault contre-enquête, qui revisite l’œuvre d’Albert Camus, L’Étranger, selon le point de vue du frère de l’arabe, assassiné par Meursault. 

 

C’est suite à ces réflexions que les étudiants du master ont souhaité exploiter cette piste du personnage secondaire : revisiter une œuvre connue en déplaçant les projecteurs sur les personnages secondaires. 

 

Pour offrir une seconde vie à ces personnages féminins de l’ombre, un appel de texte a été lancé afin de composer un recueil hétéroclite où les personnages secondaires féminins seront à l’honneur. Seule condition afin de paraître au palmarès : ces femmes doivent exister dans l’œuvre d’un(e) auteur(e) connu(e). Il s’agit donc de revisiter, pasticher, modifier, critiquer ou repenser une œuvre et un personnage féminin afin d’accorder aux femmes une place plus importante. 

 

 

 

Les Éditions des Femmes d’à côté – le nom de cette maison d’édition éphémère – espèrent recevoir, d’ici le 15 novembre, des revisites d’œuvres connues afin de « donner un éclairage entièrement nouveau » et unique sur des personnages secondaires féminins. Les contributions textes sont limitées à 15 000 signes, tandis que les visuels ou planches de BD ne doivent pas excéder 4 pages, dans le but d’assurer une certaine diversité. 

 

Afin d’en savoir plus sur Les Éditions des Femmes d’à côté et sur le projet en cours, le site internet des éditions ainsi que la page Facebook sont ouverts à tous.