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Roger Waters signe un poème hommage à son père, mort au combat

Antoine Oury - 13.11.2013

Edition - International - Roger Waters - Pink Floyd - poème


Roger Waters, ex-guitariste et parolier du groupe Pink Floyd, a publié ce lundi 11 novembre dans le quotidien italien La Repubblica un poème hommage à son père, tombé au combat pendant la Seconde Guerre mondiale. Il l'a dédié à un ancien combattant italien qui a aidé l'artiste à retrouver le lieu exact où son père pilote d'avion a perdu la vie.

 


Roger Waters en el Palau Sant Jordi de Barcelona (The Wall Live)

Roger Waters, en 2011 (alterna2, CC BY 2.0)

 

 

 

Le décès d'Eric Waters, en 1944, avait considérablement marqué son fils, alors âgé de 5 mois : bien des années plus tard, Roger Waters avait inclus dans The Wall (1979), la grande fresque musicale et historique des Pink Floyd, la chanson « When The Tigers Broke Free ». Une référence directe à la mort de son père pendant la Seconde Guerre mondiale, se terminant par ces lignes limpides :

The rest of them dying. And that's how the High Command Took my daddy from me.

Ceux qui restent sont mourants. Et c'est ainsi que le Haut Commandement m'a volé mon papa.

Malgré tout, Waters restait dans l'inconnu quant aux circonstances exactes de la mort de son père. Harry Shindler, un vétéran britannique, a découvert son histoire sans connaître la musique de Pink Floyd, et a voulu aider le fils à faire le deuil de son père, lors de son voyage au Monte Cassino. « J'ai lu qu'il ne connaissait pas son père, et j'ai ressenti une grande empathie pour lui » explique Shindler.

 

Menant à bien ses recherches, Harry Shindler a finalement découvert qu'Eric Waters était tombé au combat à 11h30, le 18 février 1944, au centre de la ville d'Aprilia, sur la côte Ouest de l'Italie.

 

Pour remercier le vétéran, Waters lui a dédié le poème publié ce lundi dans La Repubblica, One River, écrit en 2002 en hommage à son père :

When the wind scythes through the crop and good men fall
And children soft in mothers arms cringe, unbelieving, from the desperados casual blade
My father, distant now but live and warm and strong, in uniform tobacco haze, speaks out.
‘My son', he says, ‘Stay not the passion of your loss, But rather keen and hone its edge
That you may never turn away, numb, brute, from bets too difficult to hedge…