Rovio compte catapulter ses propres livres Angry Birds sur le marché

Julien Helmlinger - 19.02.2013

Edition - International - Rovio - Licence - Angry Birds


Sanna Lukander, vice-présidente de Rovio, la société propriétaire des droits sur les oiseaux excités, a été nommée à la tête de l'équipe interne en charge de l'édition de livres inspirés par la licence lucrative. Outre les jeux, jouets, bonbons, vêtements et autres accessoires dérivés, l'entreprise qui possède déjà des contrats avec des éditeurs tiers, attaque le marché du livre. Et tandis que Penguin sortira sept titres au cours de l'année 2013, Rovio entend bien y ajouter ses propres publications estampillées Angry Birds.

 

 

 

 

En marge d'une conférence de presse présentant le catalogue jeunesse 2012 de la maison d'édition Penguin, Sanna Lukander a livré quelques confidences à The Guardian. Selon elle si la société versant dans le jeu vidéo élargit ses vues au secteur du livre, c'est pour muer en société de divertissement et de médias.

 

Et entre fin 2011 et octobre 2012, les activités de Rovio se sont étendues depuis le livre de recettes Angry Birds et jusqu'à une application de lecture numérique pour iPad, tout en passant par un jeu éducatif en partenariat avec National Geographic.

 

Penguin, sous son label Puffin, publiera deux livres pour autocollants, un livre casse-tête et un livre contant une histoire Angry Birds, pour ceux qui meurent d'envie de savoir quel mystère cache l'oiseau vert, d'ici le mois de juillet prochain. Et trois autres parutions suivront, parallèlement à la sortie du prochain jeu.

 

Avec 263 milliers de joueurs Angry Birds recensés en décembre 2012, la vice-présidente estime que l'attente des fans est bien réelle, et le dialogue constant entre la marque et son public. Et elle considère que pour répondre à la demande, Rovio ne peut se permettre de négliger la qualité des contenus offerts. 

 

Ainsi, après la collaboration éducative avec National Geographic, a été notamment annoncée en octobre dernier une future production avec le CERN, autour de la physique, et qui promet des « expériences d'apprentissage amusantes » pour ses jeunes lecteurs.

 

Pour Rovio, qui se considère comme propriétaire de marque en premier lieu, l'enjeu est d'aller au-delà du livre, et cela passera par l'interactivité, les mondes virtuels et autres applications et gadgets.

 

Une société plutôt bien placée pour expérimenter les possibilités offertes par le livre numérique... pourvu qu'auteurs et développeurs ne soient pas payés au lance-pierre.