Rowling et son ancien agent trouvent un 'accord à l'amiable'

Clément Solym - 25.01.2012

Edition - International - Rowling - Christopher Little - Harry Potter


Nouveau, et dernier, rebondissement dans l'affaire qui opposait JK Rowling et son agent historique, Christopher Little. C'est qu'en juin 2010, la Terre entière apprenait que Rowling avait quitté celui qui l'avait portée aux nues, elle et son petit Potter d'Harry. 

 

C'est par un accord à l'amiable que les deux parties sont parvenues à une entente. Pour la romancière, dont la fortune personnelle est estimée à 530 millions £, c'est la fin d'un différend juridique avec celui qui aura su exploiter le plein potentiel des ouvrages, écoulés à quelque 400 millions d'exemplaires à travers la planète. 

 

« JK Rowling et son ancien agent, Christopher Little, ont conclu un accord à l'amiable suite à leur longue relation d'affaires, dont les termes restent confidentiels. Aucun commentaire ne sera formulé de l'une ou l'autre partie », assure un porte-parole de l'auteure. 

 

 

À l'époque, Christopher n'avait pas caché son étonnement, ni sa déception. Et d'ajouter qu'il « admire l'auteure et son talent, et se révèle fier d'avoir joué son rôle tout au long de ce voyage. Cependant, il est déçu et étonné d'avoir découvert ces informations sur des nouvelles dispositions ».

 

En retour, un porte-parole de Rowling d'assurer : « Ce fut une décision douloureuse, surtout que Mme Rowling avait activement cherché une solution différente depuis plusieurs semaines. Toutefois, elle n'a pas été prise sans un motif réel et qui est finalement devenu incontournable. Il n'y aura pas d'autres commentaires. » (via The Telegraph

 

C'est que dans l'idée de Rowling, il y avait la création en perspective du site Pottermore, interface révolutionnaire, basée sur les oeuvres, et commercialisant les titres en version numérique, dont elle avait conservé l'intégralité des droits numériques. Sauf que cette aventure d'auto-édition, ou de commercialisation sans passer par une maison d'édition traditionnelle, directement, se ferait avec Neil Blair, nouvel agent. 

 

Peu après l'annonce de cette décision, Alban Cerisier, de la maison Gallimard nous expliquait son désarroi : « Ce que je peux vous dire, c'est que pour nous, c'est quelque chose qui est problématique, pour l'éditeur de l'oeuvre. 

 

Une situation dont on ne voudrait pas qu'elle fasse école, très clairement, dans la mesure où l'édition est fondée, dans son principe, sur des systèmes de péréquations, et a fortiori, dans l'édition littéraire. Mais si l'on brise les éléments de cette péréquation, on met en péril, nécessairement, des équilibres de la création. » (notre actualitté

 

Pour l'heure, la vente des livres numériques Harry Potter n'a toujours pas commencé. Et en dépit d'un lancement en fanfare, Pottermore.com n'a plus vraiment donné de nouvelles sur ses projets ni son devenir. Au moins tout est fini du côté Little, peut-être l'une des raisons au frein invisible qui retardait le lancement de l'offre.