Rentrée littéraire : La fashion week des libraires

Rowling, l'histoire des refus de manuscrits qu'elle a essuyés

Clément Solym - 24.03.2015

Edition - International - JK Rowling - manuscrit éditeur envoyer - lettres refus livres


« Nous vous remercions de nous avoir confié votre manuscrit, qui a été lu avec attention. Nous sommes au regret d'avoir à vous annoncer que votre texte n'a pas été retenu pour publication. » Ah, quelle vilaine nouvelle, quand on est auteur ! Même quand la chance a tourné, par la suite, et que ses autres manuscrits ont trouvé preneur, l'amertume des premiers refus, et des suivants, reste en bouche. Même quand on s'appelle JK Rowling.

 

 

 

 

Ce 23 mars, la romancière s'est lancée dans une série de souvenirs, pour décrire les avanies, grossièretés et autres incorrections qu'elle avait subi, avant qu'elle ne soit JK Rowling, la multimillionnaire en vente de livres et en livres sterling... 

 

On connaît la légendaire histoire : douze éditeurs refuseront Harry Potter avant que Bloomsbury ne consacre l'attention nécessaire à l'œuvre. Et puis, boum, carton plein, et entre 1996 et 2015, plus de 450 millions d'exemplaires sont vendus, avec films à la clef, parcs d'attractions et autres produits lucrativement dérivés. L'agent avait bien bossé. 

 

Tout ne fut pas rose : 

 

Le premier agent que j'ai sollicité m'a renvoyé un mot disant « Ma liste est complète. Le dossier que vous m'envoyez ne tiendrait pas dans une enveloppe. »

 

Et comme Rowling n'avait quasiment pas d'argent, ou très peu, le coût de l'envoi du manuscrit l'avait presque mise sur la paille. Et « je n'avais presque plus d'argent, et ne pouvait pas acheter une nouvelle chemise », pour présenter son manuscrit, se souvient-elle. 

 

Son parcours du combattant n'en a été que plus long, et aujourd'hui encore, à 49 ans, elle garde le sourire. 

« Le premier éditeur à avoir rejeté Harry a aussi grossièrement refusé Robert Galbraith. »

 

C'est que, désormais qu'elle écrit aussi sous le pseudonyme de Robert Galbraith, elle s'était amusée à relancer la vague des envois. Et le premier éditeur à avoir refusé Potter ne n'est pas franchement montré très courtois... 

 

Bien entendu, la découverte de la véritable personne derrière le pseudonyme a faussé la donne. Et certainement qu'au fin fond de Londres, un éditeur s'est encore mangé les deux... Rater une même auteure, deux fois de suite...