Royaume-Uni : L'accès au livre meilleur en prison qu'en bibliothèque

Julien Helmlinger - 16.09.2014

Edition - International - Prison - Univers carcéral - Royaume-Uni - Bibliothèques


Au Royaume-Uni, la récente interdiction de l'envoi de livres en prison depuis l'extérieur par des proches des détenus, par peur d'entrée de substances illicites ou d'armes, avait été désignée comme « inappropriée » par de grands noms de la littérature. Mais voilà qu'un membre du Parlement, le conservateur Philip Davies, assure que les prisonniers britanniques ont accès à davantage de lectures que les usagers des bibliothèques publiques. 

 

 

Crédits : Philip Davies 

 

 

Philip Davies, à l'adresse de la Chambre des Communes britannique, prétend qu'il aurait été confirmé lors d'un récent débat parlementaire que 106 £ étaient dépensées par prisonnier pour financer les services de prêts en milieu carcéral. Il ajoute avoir fait ses recherches personnelles, pour découvrir que dans la prison de Leeds, il y aurait 10,5 titres par prisonnier, et 16,9 à Wakefield.

 

Il ajoute : « En revanche, dans les bibliothèques publiques de ma circonscription, il n'y a environ qu'un seul livre par personne. Le secrétaire d'État serait-il d'accord avec moi pour dire que le matériel de lecture, plutôt que d'être refusé aux prisonniers, est en fait accessible, et qu'ils sont beaucoup mieux servis que le grand public ? »

 

Chris Grayling, le Secrétaire d'État à la Justice s'étant attiré les foudres après le durcissement des règles en matière d'envoi de colis aux détenus, a bien accueilli le soutien du parlementaire. Selon lui, Philip Davies aurait souligné « un point important ». 

 

Comme le soutient le Secrétaire d'Etat : « Les gens qui ont visité des bibliothèques de prison sauront qu'elles sont bien approvisionnées, bien soutenues par un personnel de haute qualité. Le point soulevé par mon collègue est tout à fait juste, et le bruit suscité autour de cette question est totalement disproportionné et détaché de la réalité. »