Royaume-Uni : Ne pas toucher à la fragile fiscalité du livre

Clément Solym - 18.12.2013

Edition - Economie - TVA sur le livre - libraires britanniques - livre numérique


Maintenir une TVA à 0 % pour les livres imprimés au Royaume-Uni sera l'un des combats de l'année 2014 pour la Booksellers Association. Selon son directeur, Tim Godfray, qui s'adresse à ses membres à l'occasion d'un courrier de Noël, la TVA sur les ouvrages imprimés est mise « sous pression » par la Commission européenne. Il faudra donc sortir les armes et montrer les dents.

 

 

 

 

« Nous devons nous assurer que rien n'est fait pour modifier les dispositions actuelles de la TVA pour les livres imprimés au Royaume-Uni et en Irlande pour 2014 », assure-t-il. En parallèle, le gouvernement britannique serait en train de réfléchir à l'introduction d'une TVA plus élevée sur les biens de première nécessité, tels que la nourriture, les vêtements pour enfants et... les livres. 

 

Une augmentation du coût de la vie qui serait douloureuse pour les foyers britanniques, et qui provoque la colère de plusieurs députés, notamment dans le camp des travaillistes. 

 

D'autre part, se plaint le directeur de la PA, le livre numérique est une fois de plus dans le viseur, précise le Bookseller. Comme souvent, c'est le modèle économique associé à la commercialisation de livres numériques qui pose problème. « Ce que nous ne voulons pas voir se produire, c'est que les bibliothèques deviennent un canal de vente au détail, en utilisant l'argent des contribuables, pour exercer une concurrence déloyale contre le secteur privé », pointe Tim Godfray. 

 

Enfin, le directeur souhaite que toute l'industrie, et la librairie autant que les autres, se mobilise sur la question du droit d'auteur. C'est qu'en risquant un affaiblissement de cette notion, toute l'actuelle chaîne finira pas pâtir d'une situation qui se dégrade. Certes, le piratage est une problématique, mais autant que ceux qui affirment que « les consommateurs disposent d'un droit sur la propriété intellectuelle, sans payer pour l'exercer ». 

 

En 2013, la confiance des clients et des lecteurs semble avoir relevé le niveau par rapport à l'année passée. « Alors, croisons les doigts », conclut-il.