Royaume-Uni : un modèle national requis pour le prêt en ligne

Julien Helmlinger - 28.05.2013

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La question de définir un modèle durable pour les bibliothèques basées au Royaume-Uni, à l'heure du prêt numérique, était comprise à l'ordre du jour du Westminster Media Forum. Tandis que l'événement britannique consacré au secteur de l'édition se tenait la semaine passée, au cours du débat a été évoquée l'idée de développer un modèle de prêt en ligne,  à l'échelle nationale, et qui permettrait de rétribuer les éditeurs pour chaque emprunt d'ebook. Et Tim Coates, Janene Cox ou encore Phil Bradley y sont allés de leurs prescriptions.

 

 

 Les bibliothèques attendent que des mesures soient prises...

 

 

Parmi les pistes explorées, celle formulée par Tim Coates, PDG de Bilbary, suggère la mise en place d'un modèle de prêt qui s'appuierait sur un catalogue de titres national. Une manière, inspirée par Reader - Driven Access, avec laquelle les bibliothèques n'auraient plus besoin d'acheter au préalable des copies d'ebooks à prêter à leurs clients. Celles-ci s'acquitteraient alors des redevances aux éditeurs en fonction de chaque prêt.

 

Selon lui, les bibliothèques sont très en retard sur la révolution numérique en raison de trop longues négligences. Et avec son système, les services de prêt pourraient s'épargner les coûts pour des livres qui ne seraient pas empruntés, tandis qu'auteurs et éditeurs se trouveraient rétribués à la hauteur de leur dû. Coates précise en outre qu'un nouvel organe dirigeant devrait être mis en oeuvre en parallèle, et qui rendrait ses comptes aux leaders du conseil local plutôt qu'à un gouvernement central.

 

Pour la présidente de la Society of Chief Librarians et membre du panel de la Sieghart Review, Janene Cox : « Les preuves que nous avons vues dans le panel ont suggéré que le prêt en ligne à distance a signifié plus de gens et plus de visites en bibliothèques physiques, pas moins. Les gens veulent accéder aux bibliothèques d'une manière qui convient à leur style de vie. »

 

Quant à Phil Bradley, président du Chartered Institute of Librarians & Information Professionals, ce dernier conteste la conjecture qui voudrait que l'activité future des bibliothèques devrait être axée sur le livre papier. Comme il le soutient, les services de prêt sont concernés par les livres certes, mais également la lecture au sens plus large. Ces institutions ne devraient donc pas être exclues du tournant numérique.

 

Le prêt numérique en bibliothèques, toujours dans les starting-blocks...

 

Via The Bookseller.