RU : La fin des revues académiques dans les bibliothèques ?

Clément Solym - 26.07.2011

Edition - Bibliothèques - bibliothèques - elsevier - recherche


Une association de bibliothèques britanniques a annoncé ne plus signer aucun accord avec des revues académiques tant que les prix des abonnements seront trop élevés.



Une importante association de bibliothèques de recherche britannique a annoncé qu'il serait possible de ne plus trouver de revues académiques en consultation dans les bibliothèques, ou voire très peu, à cause des prix trop élevés des abonnements aux revues.

L'association regroupe environ trente des plus grandes bibliothèques de Grande-Bretagne, dont celles de Cambridge, Edinburgh, Oxford, Warwick et le Kings College de Londres, en plus de la Bibliothèque nationale. Les membres de cette association ont des accords collectifs avec les éditeurs de revues académiques.

David C. Prosser, le directeur executive de l’association, a affirmé qu'il faudrait une réduction d’au moins 15% sur chaque abonnement. Il cible plus particulièrement deux des plus grandes revues du pays, Elsevier et Wiley, car leurs abonnements s’achèveront à la fin de 2011.

Cette augmentation des prix « fut une prise de conscience lente et progressive », ajoute-t-il. « L’association touchait beaucoup de bénéfices de ces abonnements, donc ça prenait le dessus sur le reste. »

Mais les centres de recherches ont subi des coupes budgétaires récemment, due à la crise, aux réformes de l’éducation du pays, mais surtout à la baisse de la valeur de la livre en 2008, puisque les bibliothèques britanniques paient les revues en euros ou en dollars, et non en livres.

Selon M. Posser, Elsevier et Wiley ont proposé de nouveaux contrats, mais aucun n’a satisfait leur demande. « Nous devons nous résigner au fait qu’il est possible qu’aucun accord ne soit convenu », ajoute-t-il.

L’association a tenté de trouver un soutien chez des universitaires (administratif, membres de la faculté, étudiants). Elle souhaiterait arriver à un accord avec Elsevier et Wiley, si cela n’est pas possible, elle devra procéder à des abonnements par numéro.