Sakineh : BHL assure que Nicolas Sarkozy est intervenu

Clément Solym - 03.11.2010

Edition - Société - sakineh - sarkozy - lapidation


Bernard Henry-Levy a suivi l'aventure de la jeune femme iranienne, menacée de mise à mort par lapidation. Condamnée pour adultère et complicité de meurtre, elle aurait obtenu un sursis, par l'intervention du chef de l'État français.

Diantre. Depuis toutes ces années de quinquennat bien entamé, Nicolas Sarkozy aurait donc réussi quelque chose de bien dans sa présidence. Certes, elle n'est pas finie, mais de fait, il faut saluer le geste.


C'est le philosophe et écrivain BHL qui a assuré que le président se serait chargé lui-même de cette affaire, en faisant quelque chose de personnel. « Et que si l'on touchait, ce sont ses mots dans la conversation que nous avons eue hier soir, à un cheveu de Sakineh, cela interromprait ipso-facto tous les dialogues aujourd'hui en court. Ce message est passé directement et il semblerait qu'il ait été entendu », assurait ainsi BHL dans ses interventions radio aujourd'hui.

Mais BHL ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. Selon lui, la condamnation à mort est suspendue. « Il y a une reculade, qui est l'autre nom d'un sursis. Ce sursis, il durera le temps que durera la mobilisation internationale », ajoute-t-il. « Pour Sarkozy, l'affaire Sakineh est un test de la fiabilité des Iraniens dans le dialogue, et les Iraniens testent l'Occident et sa capacité de résistance quand ils laissent filtrer l'annonce de l'exécution. »

Pour mémoire, Sakineh Mohammadi-Ashtiani est sous le coup d'une condamnation à mort depuis 2006. Impliquée dans la mort de son mari, et reconnue coupable d'adultère, c'est la pendaison pour le premier crime et la lapidation pour l'autre. Sauf que la pendaison s'est changée en 10 années de prison.

Mais que la lapidation est toujours en vigueur...