Salon de Montreuil : le choix de la culture, pas d'économies dérisoires

Clément Solym - 08.04.2010

Edition - Société - PCF - jeunesse - Montreuil


Ce n'est plus vraiment une nouvelle, plutôt un sujet de préoccupation : le Salon du livre Jeunesse de Montreuil manque d'argent et attend avec impatience la subvention que le Conseil général de Seine Saint-Denis lui accorde d'ordinaire.

Pour le Parti communiste, cette 25e édition ne saurait pâtir des difficultés financières qui touchent la collectivité, comme d'autres en France. Les transferts de charges, non compensés par l'État, frappent de plein fouet la Seine Saint-Denis, département à la vigueur culturelle connue, estime le PCF.

Et d'ajouter sa voix à celle des signataires de la pétition « qui refusent de voir liquider le programme culturel du Salon, les centaines d'interventions culturelles autour du livre, les multiples rencontres avec les écrivains dans les écoles, les collèges, les lycées, les centres de loisirs… »

Selon le PCF, réaliser des économies au détriment des activités artistiques, culturelles et éducatives n'apportera rien, d'autant plus que les bouts de chandelles ainsi gagnés sont « dérisoires ».

« Face à la politique gouvernementale, face à la “réforme” sarkozyenne des collectivités territoriales, qui menace gravement l'autonomie de ces dernières, à la veille du vote d'un budget départemental qui se veut combatif, le Parti communiste considère que le maintien et le développement des budgets culturels relève d'un choix politique de gauche à l'heure où le pouvoir central veut les supprimer », ajoute-t-il.

Le parti encourage ainsi les collectivités à faire « le choix de la culture, des arts, du partage du sensible et de l'imaginaire ». Les politiques libérales que le PCF combat n'ont rien à gagner - ni à leur apporter - pour leur développement.