Salon du livre 2009, ou comment savoir résister à la crise

Clément Solym - 18.03.2009

Edition - Les maisons - salon - livre - 2009


Quand on interroge les éditeurs venus tenir un stand au Salon du livre 2009, ils arborent bien souvent un beau sourire en forme de satisfaction sur les chiffres de ventes réalisés. Alors, ne venez pas, s’il vous plait, leur parler de crise. Le mot perd son sens au sein des 50 000 m2 dédiés au livre le temps d'un salon. Il est bien connu que lorsque l’on aime, on déteste compter et les lecteurs sont ainsi…ils entretiennent un rapport amoureux avec le livre.

Bertrand Morisset, commissaire général du Salon, n’est pas loin de pronostiquer la révélation de très bons chiffres en termes de fréquentation pour l’édition 2009 alors que 2008 marquait un recul de 8 % avec 165 000 entrées. Cette année, tout a été fait pour amener des non lecteurs sur le salon en rendant l’accès gratuit aux moins de 18 ans et aux étudiants ayant moins de 26 ans.

L’année 2008 n’a à souffrir que d’un léger recul de 0,5 % du chiffre d’affaires de l’édition (4 milliards d’euros) et les premiers mois de l’année 2009 sont plutôt positifs, même en croissance par rapport à l’année dernière. Les best-sellers sont toujours là pour assurer les ventes. De ce côté, les auteurs français sont loin d’être en reste.

L’auteur des 100 Mots de l’édition (Que sais-je ?, PUF), Bertrand Legendre, relève un indicateur clair de la bonne santé de l’édition : elle attire les grands groupes, comme Planeta qui vient prendre le contrôle d’Editis. C’est bien qu’il y a de l’argent à gagner en vendant des livres…