Rentrée littéraire : La fashion week des libraires

Salon du Livre d'Abu Dhabi : point de rencontre crucial pour les pays arabes

Lauren Muyumba - 26.04.2013

Edition - International - Salon du livre - Moyen-Orient - e-book


Le succès du Salon international du Livre d'Abu Dhabi s'amplifie. Pour cette 23ème édition du 24 au 29 avril 2013, des éditeurs, des écrivains et des libraires viennent d'une cinquantaine de pays. 1025 exposants avec le même objectif : renforcer l'industrie du livre au Moyen-Orient et en Afrique du Nord et devenir pionniers dans ce domaine.

 

 

Thrift Books Trading

 

Par Abdulla Al Muhairi (CC BY 2.0)

 

 

Des centaines de résidents, dont des écoliers (25 000 élèves sont attendus cette année), sont entrés mercredi avec enthousiasme au coeur de cet univers littéraire. Dans un espace de plus de

20 000 m2 au sein du Centre National des Expositions, le public a le choix de se perdre comme il le désire : lecture pour le plaisir, achat de livres, écoute de débats, 500 000 titres au choix…

 

La fondation Kitab, créée par l'Autorité d'Abu Dhabi pour la culture et le patrimoine, est l'organisatrice de ce grand rendez-vous. Le but est d'encourager la lecture au sein des pays arabes. La plateforme professionnelle s'est renforcée au fil des années : en 2011 déjà, des rencontres avaient été organisées au sujet des négociations de droits et du marché du livre arabe. La question sur la transmission de l'éducation et de la valorisation de l'art à travers des moyens technologiques tels que les ebooks, font également partie du programme professionnel du Salon d'Abu Dhabi.

 

Le « social media » est aussi à l'honneur. Après tout, le marché du livre est une industrie qui cherche à se moderniser comme les autres, et le Conseil de coopération des pays du Golfe veut développer leurs réseaux sociaux pour privilégier les interactions sociales avec le public et les professionnels.

 

Sans compter l'e-Zone (deux fois plus grande) dédiée aux séminaires et aux discussions sur le développement du numérique dans le secteur du livre avec des professionnels du monde entier. Des discussions émergent du lien qui se tisse entre les mondes de l'édition et de la technologie. Le Salon est l'occasion de réfléchir sur la vision future et commune de ces deux industries, différentes mais partenaires.

 

Pour Juma Abdullah Al-Qubaisi, directeur du Salon, la bonne réputation de l'événement continue à se solidifier, en apparaissant comme « un centre international et régional incontournable pour la littérature et l'édition ».

 

Toujours dans l'objectif d'ouvrir les portes internationalement, les éditeurs syriens ont été invités gracieusement. Cette venue gratuite relève d'une sombre raison et d'une autre positive. Al-Qubaisi justifie ce choix par la révolution syrienne et les difficultés économiques, mais aussi par le succès des éditeurs syriens au Salon l'année dernière.