Salon du Livre : Rencontre entre écrivains et collègiens

Clément Solym - 15.03.2008

Edition - Société - rencontre - écrivains - collègiens


Ce vendredi 14 mars de 11h30 à 12h30 était organisé à l’espace nommé « place des livres » au Salon du livre une rencontre entre des écrivains et des collégiens. Cette rencontre est une sorte de premier bilan d’un projet à l’initiative de la présidence et du ministère de l’éducation.

En effet, depuis le coup d’envoi du projet « A l'école des écrivains. Des mots partagés » le 12 décembre 2007 par Xavier Darcos, des élèves de classes de 4ème et de 3ème ont pu rencontrer des auteurs et parler avec eux de leurs livres, de leur métier, et de la lecture. Et c’est là le but du projet, redonner le goût de la lecture aux jeunes.

Les livres proposés n’étant pas spécialement (voire même pas du tout) des livres jeunesse, encore fallait-il pouvoir les intéresser. C’est pourquoi les professeurs ont mis en place des approches un peu ludiques de l’étude de l’œuvre, avec par exemple pour une classe la création par les élèves d’un Trivial Pursuit portant sur le livre de l’auteur parrain du collège. Il est prévu que les auteurs viennent rendre visite aux élèves plusieurs fois dans l’année.

La rencontre commence donc avec un petit tour de table des auteurs présents sur « la place des livres » pour l’occasion. Ceux-ci présentent leur vision de la rencontre brièvement ainsi que les raisons qui les ont motivés à accepter de donner un peu de leur temps, à intervalles réguliers, à une classe de collège. Parmi eux Alexandre Jardin explique que « la lecture rend plus fort » et que par conséquent il lui semblait impensable voire aberrant de refuser l’offre de transmettre cette force. Olivier Poivre d’Arvor, lui, soutient que lire c’est « pousser les murs » de la maison de l’imaginaire.

Vient ensuite le tour des enfants d’exprimer leurs sentiments sur cette opération. Et dans l’ensemble le bilan est assez positif. Ils parlent des livres qu’ils ont lus avec passion. Leur point de vue sur l’auteur en général à même pas mal changé, ils ne le considèrent plus comme une personne rébarbative et fermée mais bien comme quelqu’un qui est « comme nous qui vit, qui s’amuse ».

Une expérience donc, qui semble déjà porter de beaux fruits.