Sans Potter ou Dan Brown, le monde du livre sera faiblard

Clément Solym - 30.05.2008

Edition - Economie - Potter - Brown - ventes


Alors que les éditeurs attendent toujours l'arrivée d'un nouvel Harry Potter, ou même le nouveau livre de Dan Brown et un succès comme celui du Da Vinci Code, un rapport remis cette semaine par le Book Industry Study Group joue les Cassandre dans le milieu du livre.

Organisme à but non lucratif, le BISG envisage en effet une croissance de 3 à 4 % jusqu'en 2011 et des recettes qui devraient atteindre 43 milliards $. Certes, mais le changement redouté réside dans le nombre de livres vendus et on craint une baisse dans le marché général de avec 2,282 milliards d'exemplaires en 2007 contre 2,220 milliards pour 2011.

« Les gros cartons maintiendront de bons résultats, mais les autres livres vont au-devant de gros problèmes », explique Albert N. Greco, chercheur pour le BISG et professeur de marketing à l'université de Fordham.

Car à moins d'un autre phénomène Potter, estime Greco, pour le marché jeunesse, le seuil de rentabilité sera difficile à atteindre. Et dans plusieurs secteurs des livres pour adultes, on envisage des gains plutôt modestes, eu égard aux dernières années plutôt fastes.

Les grands perdants devraient être les livres de poche qui sont plombés actuellement, alors que le marché du livre religieux connaîtrait au contraire une croissance de 5 % chaque année.