Sarah Palin serait une coucheuse et une droguée ?

Clément Solym - 15.09.2011

Edition - Les maisons - sarah - palin - mcginniss


Après la révélation par le National Enquirer (bloqué en Europe) de passages croustillants d'une biographie de Sarah Palin à paraître le 20 septembre, les ambitions présidentielles de la membre du Tea Party paraissent compromises. Mais pas désespérées. Après tout, Georges Bush n'était-il pas un born-again qui avait péché dans sa jeunesse sans que cela l'ait empêché d'être devenu un bon républicain ?

 

Le livre s'appelle The Rogue : Searching for the real Sarah Palin (La rebelle : À la rercherche de la vraie Sarah Palin). Son auteur, Joe McGinniss, s'était attiré les foudres de l'intéressée après avoir emménagé en Alaska dans une maison adjacente à la sienne. Il avait déjà publié une biographie de Sarah Palin, et elle l'accusait  de l'espionner. La pauvre, elle avait raison.
 


M. Mc Ginniss raconte dans son livre tous les ragots sur la présidentiable qu'il a pu ramasser dans le village et parmi les connaissances de Mme Palin. 200 personnes en tout ont été interrogées. Du coup d'un soir au voisin de bar, tout le monde a été approché.

Cette méthode a valu au livre une critique sévère du NY Times, qui l'accuse d'avoir « fait pendant 5 mois la chasse aux rumeurs sans fondements, passant son temps à citer des « amis » ou des « voisins » ». Le livre ferait feu de tout bois en virant aux théories conspirationnistes pour choquer le lecteur, et en posant des questions très directives aux témoins.

 

Restent les quelques faits soulevés par ce livre, et qui seront difficiles à effacer de la mémoire du public pour Mme Palin. Elle aurait eu une relation de six mois avec un collègue de son mari qui aurait mis son mariage en danger.

 

Elle aurait eu il y a longtemps une nuit de passion avec un jeune joueur de basket noir, Glen Rice, aujourd'hui une star reconnue, car elle serait fétichiste des personnes à la peau noire. Mais aujourd'hui elle n'hésiterait pas à les dénigrer en public, et se sentirait mal à l'aise en leur présence.

Elle aurait aussi fumé de la coke quand elle était encore étudiante. Selon votre sensibilité, vous pouvez être choqué par de tels actes ou au contraire rassuré par la « normalité » de ce genre de frasques. 

 

Bien sûr, pour une apôtre de la chrétienté adepte des bigoteries, cela peut faire tâche. Mais en même temps, le procédé de McGinniss, s'il a le mérite de mettre des contradictions à jour, n'est pas non plus un exemple de déontologie. Il reste à voir comment la présidentiable de 47 ans va rebondir et reprendre son image en main. 

(Via The Daily Beast