Sarkozy invitait éditeurs et libraires à racheter la Fnac

Clément Solym - 14.01.2012

Edition - Société - Nicolas Sarkozy - éditeurs - libraires


Le président du Syndicat national de l'édition n'avait pas fini de présenter ses voeux, où il annonçait que Michel Barnier, membre de la Commission européenne  pour le marché intérieur et les services, serait prochainement reçu, que c'est à l'Élysée que l'interprofession se donnait rendez-vous.

 

Selon LivresHebdo, bien renseigné pour le coup, les figures de l'édition, de la librairie, ainsi que des auteurs, avaient rendez-vous pour un déjeuner à la table de Nicolas Sarkozy, pour un déjeuner. Le tout en présence du ministre de la Culture et des présidents de la BnF, Bruno Racine et du Centre national du livre, Jean-François Colosimo. 


 

Au menu, la TVA, pour laquelle le président s'est montré ferme : pas de dérogation pour le domaine du livre, et un passage maintenu de 5?5 % à 7 %, comme pour tout le monde. Impossible de revenir en arrière, sous peine de provoquer la colère des autres secteurs. 

 

Toujours aussi passionné de nouvelles technologies, le président aurait fait valoir ses doutes sur le devenir de l'édition en matière de lecture numérique. Pas convaincu, le père Sarko, que les tablettes deviendront un outil de lecture privilégié. Selon lui, son seul avantage serait de profiter d'un stockage massif de livres, sauf que personne n'aurait réellement besoin de disposer de toute sa bibliothèque en permanence, ni de la transporter avec lui. 

 

Pour le déjeuner, qui s'est achevé à 15h, l'absence d'Alexandre Bompard, PDG de Fnac, aura été remarquée. C'est qu'à ce moment, personne ne savait encore que l'enseigne allait annoncer une vague de 500 suppressions de postes pour l'année 2012. Le PDG de Fnac avait ainsi décliné l'invitation, amenant, Nicolas Sarkozy à émettre des doutes sur l'avenir de l'établissement, rapportent nos confrères. 

 

Le président aurait même poussé la chansonnette jusqu'à inviter les libraires et les éditeurs à monter ensemble un projet de rachat des magasins. Ironie que l'on savourera à sa juste valeur...