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Scarlett Johansson refuse que le vulgaire prononce son nom

Louis Mallié - 15.05.2014

Edition - Justice - Scarlett Johansson - Grégoire Delacourt - Procès


L'actrice Scarlett Johansson a poursuivi hier au tribunal de grande instance de Paris l'écrivain Grégoire Delacourt pour son roman La première chose qu'on regarde. Accusé de s'être servi de son nom et de son image, la comédienne réclamait à l'éditeur et à l'auteur 50 000 € de dommages et intérêts.

 

 

 Scarlett Johansson Powers Up in

BagoGames, CC BY 2.0

 

 

« On fait ce que fait la presse people, on raconte n'importe quoi » , a plaidé l'avocat de l'actrice Me Vincent Toledano, accusant le roman de prêter à l'actrice des relations amoureuses qui « n'ont jamais existé ».

 

L'avocate n'y est donc pas allée de main morte pour défendre l'actrice, attaquant « l'exploitation frauduleuse et illicite de son nom, de sa notoriété et de son image au mépris de ses droits de la personnalité pour les besoins de la commercialisation et de la promotion d'un ouvrage qui contient de surcroît des allégations attentatoires à sa vie privée ». 

 

Outre la compensation financière, l'actrice exige donc l'interdiction de la cession des droits de reproduction et d'adaptation de l'ouvrage, ainsi que toute utilisation de son nom… Du côté de la défense, on est revenu sur la définition des « passades » évoquées dans le roman. Selon le dictionnaire (car il a fallu en venir là), il s'agit d'« un engouement amoureux, un flirt », et nullement d'une relation sexuelle, comme l'accuse Me Toledano.

 

En outre, la défense a invoqué le fait que le roman ne fait qu'utiliser un personnage qui se révèle être le sosie de Scarlett Johansson, et non l'actrice elle-même. « Faire un procès de cette histoire, c'est vraiment mépriser la démarche littéraire de l'auteur », a commenté l'avocate, ajoutant que Grégoire Delacourt n'est « pas un paparazzi, c'est un écrivain ! »

 

Scarlett Johansson qui tourne actuellement la suite des aventures des Avengers - un autre rôle qu'on lui préfère - n'était pas présente pour l'audience du 17e tribunal de grande instance de Paris. Le verdict sera rendu le 2 juillet.