Sciences économiques et sociales : un enseignement mis à mal par la réforme de la seconde

Clément Solym - 04.12.2008

Edition - Société - sciences - économiques - sociales


L’association des professeurs de sciences économiques et sociales (APSES) s’estime « en guerre » avec le ministère de l’Education nationale. Pour faire part de leur mécontentement, une manifestation s’est déroulée hier à Paris, de la Madelein à la République.

Marginalisation des SES ?

En effet, dans le projet de réforme du lycée, les SES perdraient de leur importance. Si, actuellement, les SES ne sont pas obligatoires en classe de seconde, 40 % des élèves choisissent cette option et ils sont 30 % à s’engager par la suite dans la filière ES en première.

Dans le cadre de la réforme des lycées, les enseignements seraient divisés entre un tronc commun de 21 heures par semaine et des matières optionnelles sous la forme de modules semestriels, de découverte au premier semestre et d’approfondissement au second.

Un enseignement qui pâtirait fortement de la réforme :

Dans l’état actuel du projet, les SES ne font pas partie du tronc commun. Dans le cadre des enseignements optionnels, les SES se retrouveraient fortement dépréciées, sans possibilité de travailler en effectifs réduits ni d’évaluer véritablement les élèves.

Conscient du problème, le ministère dit encore se demander s’il choisira d’intégrer l’économie dans le tronc commun. La question restant ouverte, elle ne fait que révolter un peu plus les quelques 4800 professeurs de SES. L’idée que l’on puisse séparer l’économie du social apparaît comme catastrophique pour les enseignants tandis qu’elle semble très censée pour le monde l’entreprise…