Scolarité, décoration, journalisme : ces mondes que l'ebook bouleverse

Clément Solym - 15.09.2011

Edition - Société - ikea - manuel - sesamaths


Atlantic Wire fait un état des lieux des changements plus ou moins anecdotiques que la deuxième révolution technologique du livre après l'invention de l'imprimerie est en train d'apporter. 

Quelques éditeurs finissent par aimer ces versions numériques qui leur apportent plein de statistiques utiles sur leurs clients, et permettent d'avoir une marge supérieure. Les lecteurs les préfèrent parce qu'ils sont plus pratiques et moins chers que les livres normaux. Et Ikéa change la profondeur de ses étagères.

 

C'est la grande nouvelle qui a surpris tout le monde. Anecdotique mais peut-être révélatrice : Billy a changé. Ikéa estimerait-il que ses étagères serviront désormais de plus en plus à tout sauf ranger des livres, et augmenterait-il la profondeur en conséquence ? En fait non. (voir notre actualitté)

 


Autre apparition imprévue, le commerce de livres de décoration. Les livres papiers deviennent un ornement élégant. Ça fait bien d'avoir des couvertures travaillées dans son salon. Les beaux livres existaient déjà, mais étaient aussi justifiés par leur contenu. Là, nul contenu, simplement de la déco, que l'on peut trouver un peu snob d'ailleurs. « J'aurai pu pendre des tableaux, mais j'aime le toucher des étagères et l'allure des livres. » déclare un acheteur.

 

Pendant ce temps, dans les universités américaines, des étudiants se réveillent et réclament que les manuels soient gratuits ou presque vu que leur « impression » ne coûte plus grand chose. 

Avec un chiffre à l'appui : le conseil de l'université College Park du Maryland estime que ses étudiants dépensent en moyenne 667 $ pour les manuels par an. Ce serait trop. Bien sûr, si jamais les professeurs recommandaient les œuvres les moins chères, gratuites ou déjà dans le domaine public, cela pourrait considérablement réduire la facture.

 

À quand des manuels scolaires rédigés par les professeurs et mis gratuitement ou à bas prix en ligne ? Dans de nombreuses matières où les professeurs rédigent de toute manière leurs cours sur un ordinateur et ne sont pas payés pour leurs écrits mais leur enseignement, c'est une option envisageable. 

En France, pour le collège, une initiative, appelée Sésamath, a déjà donné lieu à des manuels scolaires complets de mathématique libres et gratuits au téléchargement. Et à l'université, le plus souvent, les notes circulent déjà entre élèves sans contrôle du professeur ni rémunération de celui-ci, ce qui est heureux.

 

Un dernier changement : On envisage enfin de grassement rémunérer les journalistes en vendant leurs articles sur le Kindle. Ars Technica a gagné 15 000 $ en vendant un long et exhaustif article de 27 000 signes sur Mac Os Lion par le Kindle, alors que celui-ci était disponible gratuitement en ligne. La possibilité de gagner de l'argent par ce moyen est désormais signalée.