Scribd n'accapare pas les archives, c'est juste un besoin d'argent

Clément Solym - 03.09.2010

Edition - Justice - scribd - voler - archives


On a beau avoir pour vocation de diffuser des textes d'auteur et réunir ce qui se fait sur le net de publications diverses et variées, on n'en reste pas moins une société avec un besoin premier : gagner de l'argent...

Hier, un auteur tirait la sonnette d'alarme : Scribd.com fait payer l'accès à ses archives, dans lesquelles on trouve pourtant des textes que le romancier voulait offrir gratuitement au public. Seule possibilité pour lui : les supprimer manuellement... Galère.

Entre temps, le bonhomme a assuré qu'il avait une solution en vue et en attendant, il suffisait de le contacter par email pour qu'il envoie tout aussi gracieusement ses textes. Oui, mais quid de Scribd.com ?


Eh bien Tammy Nam, le vice-président marketing de la société est intervenu pour expliquer la situation. « Nous avons lancé cette fonctionnalité d'archivage, car, pour que nous puissions continuer de bâtir un produit gratuit pour les éditeurs de contenus et les amoureux de la lecture, il faut payer les serveurs qui stockent les documents et l'armée d'ingénieurs qui maintiennent le site en place - ainsi que tout ce qui fait tourner la société. »

Parmi ces innovations, il est bien entendu question du passage complet du site à un codage en HTML5, qui rend bien plus fluide le site - mais surtout, complètement compatible avec l'iPad et l'iPhone, qui, on le sait, ne supportent pas la technologie Flash anciennement présente sur Scribd.com

Reste que Tammy se sent tout penaud d'avoir pu nuire à des auteurs qui ont justement contribué à faire du site ce qu'il est aujourd'hui. Le programme de suppression des textes présents dans les archives est d'ailleurs là pour leur permettre de retirer les textes qu'ils ne souhaitent pas voir dans cette section.

« Nous ne pouvons pas être parfaits à chaque fois, mais notre objectif, comme toujours, est de construire une plateforme optimale pour les créateurs de contenus et qu'ils se mettent en contact avec un public le plus large possible », ajoute-t-il.