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Sexcapades sur sites pornos en bibliothèque, c'est cadeau

Clément Solym - 27.04.2011

Edition - Bibliothèques - consulter - site - pornographie


Si les bibliothèques publiques sont indispensables aux usagers, elles n'ont peut-être pas pour vocation de satisfaire aux plaisirs les plus libidineux. Enfin... Manifestement si.

C'est que désormais, les Newyorkais peuvent allégrement surfer sur le net, à la recherche de sites pornographiques, depuis les établissements publics, simplement grâce au premier amendement de la sacro-sainte constitution des États-Unis.

Impossible de tenter de museler la liberté d'expression, et par extension, la liberté d'information. De quoi autoriser de nombreuses sexcapdes sur la toile, relève le New York Post.

« Les clients peuvent regarder ce qu'ils souhaitent sur un ordinateur », explique ainsi la porte-parole de la Brooklyn Public Library, Malika Granville, désignant ainsi sans gêne la chose pornographique.

Évidemment, du côté de la Catholic League, et de son président, Bill Donohue, on pince le nez, avec des airs de Tartuffe. « Ce n'est pas comme une page centrale de Playboy [NdR : connue pour abriter une jolie jeune femme dénudée] - c'est absolument pire. » Estimant que le porno sur internet est un outil d'avilissement, l'association conservatrice trouve cependant un écho auprès de certains des employés des 200 établissements de la ville.

On prétexte les enfants présents dans la bibliothèque, on avance des choses passablement dégoûtantes - avant que, d'ici quelques semaines, une bibliothèque soit accusée de diffuser du contenu pédopornographique...

C'est que, dans tous les cas, la législation touchant au premier amendement n'empêche pas les bibliothèques financées par les subventions fédérales de mettre en place un outil de filtrage pour leurs ordinateurs. Un filtre qui ne résiste pas plus de quelques secondes aux manipulations d'un internaute un peu motivé.

« La bibliothèque ne peut pas et ne garantit pas que le logiciel de filtrage permette de bloquer toutes les obscénités, la pornographie impliquant des mineurs ou des éléments qui sont nuisibles pour les mineurs », explique la politique d'utilisation. Reste que par respect pour le premier amendement, vous pouvez surfer en toute liberté sur des sites salaces.

Et sans scrupule.