medias

Sexe, drogue et films pornos dans les bibliothèques de Los Angeles

Cécile Mazin - 12.12.2017

Edition - Bibliothèques - sexe drogue librairie - pornographie ordinateurs bibliothèques - los angeles pornographie


La Cité des Anges vient de vivre d’embarrassantes heures : dans différentes bibliothèques publiques de la ville, on ne viendrait pas uniquement pour emprunter des documents ou surfer sur internet. En effet, une équipe de journalistes a filmé des personnes en plein coït, prenant de la drogue, ou regardant des films pornos. Et tout cela, juste à côté d’enfants. Non ? Si...

 

Pretty Woman Carrot
porn (food) en bibliothèque ? - eyecmore, CC BY SA 2.0
 


Mi-novembre, un reportage sensationnel de NBC4 vient défrayer la chronique : au terme d’une enquête insolite, les journalistes ont dévoilé que de nombreux usagers se rendaient dans les établissements de prêt avec une idée épatante sur ce que l'on peut y faire. 

Cette enquête, sous couverture (journalistiquement parlant), aura duré en tout plus de trois mois, et fait état d’activités criminelles comme la consommation d’héroïne, ou de crystal meth, de crack et de marijuana. Un membre de l’équipe de tournage s’est même vu proposer d’acheter de l’ecstasy devant la Goldwyn Library d’Hollywood. 
 

Toutes les précautions sont bonnes à prendre, mais il faut d’abord rappeler qu’en raison d’une décision du conseil municipal de 2011, regarder des vidéos pornos dans une bibliothèque est non seulement légal, mais surtout autorisé. De fait : comme ordinateurs et connexions sont financés par les contribuables, rien ne peut empêcher que l’on se rince l’œil, en vertu du premier amendement de la Constitution. 

 

La seule obligation, c’est que l’on doit garder les mains bien visibles pour les vigiles... En revanche, les rapports sexuels, masturbations ou prises de drogues, eux, restent totalement interdits.

 

Or, c’est pourtant bien ce que les équipes de i-Team ont découvert en allant filmer dans les recoins pas forcément sombres d’établissements de Los Angeles. 

 

 

Interrogée, la police de Los Angeles s’est engagée à renforcer les contrôles et la sécurité des espaces publics de la ville, travaillant de concert avec les responsables des bibliothèques. Et de même, les responsables de la ville et du comté ont promis d’agir rapidement...

 

Regarder du porno en bibliothèque : contre, ou tout contre...?
 

Nury Martinez, conseillère municipale de LA, à l’origine d’une motion de censure pour empêcher que le porno soit librement accessible en bibliothèque, explique : « Il n’est pas normal que les bibliothèques puissent servir à l’apprentissage de la débauche, quand ce sont des lieux d’accès à l’information. » Et son collègue David Ryu d’ajouter : « Je doute que les habitants pensent que l’argent des contribuables devrait être dépensé pour fournir de la pornographie sur des ordinateurs publics. »

 

Les accouplements entre le rayon Science de la Vie et de la Terre et celui des Précis de Botanique, en revanche ?

 

Ce qui est étonnant, c’est que l’industrie du porno s’est lancée dans le débat : la XXX Trade Group Free Speech Coalition, groupe de défense de la liberté de parole de l’industrie du X, affirme que l’on n’a pas le droit de priver les Américains d’un accès à l’information, quelle qu’elle soit. Toute forme de blocage serait de la censure.



« La motion des membres du Conseil suggère à tort que la pornographie est facilement identifiable et clairement définie : c’est plutôt un concept changeant qui dépend de ceux qui la surveillent. » Nudité, rapports sexuels, ou autres critères sont à prendre en compte, assure le groupe. « La censure peut venir facilement, mais l’histoire des bibliothèques est peuplé d’une littérature qui [...] a été jugée obscène ou nocive par les censeurs. »

 

Une question de référentiel, en somme. 

 

Reste que si l’accès à l’information est un sujet dont on peut débattre, les débordements dans les établissements publics appelleraient presque à ce que l’on démocratise en plus l’écoute de la musique : sexe, drogues, entendu, mais pas sans rock’n roll alors !

 


via NBC Los Angeles, LA Weekly

 




Commentaires

Pas de commentaires

Poster un commentaire

 

grin LOL cheese smile wink smirk rolleyes confused surprised big surprise tongue laugh tongue rolleye tongue wink raspberry blank stare long face ohh grrr gulp oh oh downer red face sick shut eye hmmm mad angry zipper kiss shock cool smile cool smirk cool grin cool hmm cool mad cool cheese vampire snake exclaim question

Vous répondez au commentaire de

Cliquez ici pour ne plus répondre à ce commentaire

* Laisser vide pour ne pas reçevoir de notification par email de nouveaux commentaires.