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Shakira : Gabriel Garcia Marquez, "cadeau unique et irremplaçable"

Cécile Mazin - 18.04.2014

Edition - International - Gabriel Garcia Marquez - Shakira - décès


Le décès de Gabriel Garcia Marquez a submergé l'Amérique latine, alors que le président colombien, Juan Manuel Santos qui souhaite une gloire éternelle à l'écrivain, assurant que « les géants ne meurent jamais ». Et il ajoute : « Mille ans de solitude et de tristesse, pour la mort du plus grand Colombien de tous les temps. » Les hommages venus de toute l'Amérique latine sont particulièrement éloquents.

 

 

 

 

Des réactions immédiates, pour saluer la mort du romancier, ont fusé de toutes parts. Bill Clinton, proche de Gabo, reconnaît qu'il a « toujours été étonné par ses dons uniques d'imagination, la clarté de sa pensée, et son honnêteté émotionnelle », rapporte le Guardian. Mais dans le monde de l'Amérique latine, c'est un véritable Victor Hugo qui laisse les peuples orphelins. 

 

Drôle et moins pleurnicheur que Hugo, certainement, Garcia Marquez a laissé une trace particulière. Cristobal Pera, son éditeur à Random House Mexique, parle du « Mandela de la littérature, en raison de l'impact qu'il a eu sur les lecteurs du monde entier ». 

 

 

 

 

Entre Charles Dickens et Victor Hugo, même la chanteuse colombienne, Shakira, s'est lancée dans un hommage : « Nous nous souviendrons de votre vie, cher Gabo, comme d'un cadeau unique et irremplaçable, et de la la plus originale des histoires. »

 

Rafael Tovar y de Teresa, directeur du Conseil des Arts du Mexique, rappelle que « les bonnes et mauvaises humeurs de Gabriel étaient toujours légendaires. Il pouvait se lancer dans une diatribe contre un journaliste qui tentait de passer outre la règle de ne pas donner d'interview, et sourire, quelques secondes plus tard, et retenir sa langue en signe de trêve ». 

 

Garcia Marquez est décédé à 87 ans, dans sa maison, des complications d'une pneumonie, après avoir été admis à l'hôpital en début de mois. Pour l'heure, Fidel Castro, que Marquez avait soutenu toute sa vie, n'a pas encore réagi à l'annonce de ce décès, pas plus que Mario Vargas Llosa, qui avait baptisé Gabo, « la courtisane de Castro »…