#ShareYourRejections : une lettre de refus, ce n'est pas si grave

Antoine Oury - 17.08.2018

Edition - Société - #ShareYourRejections - lettre refus éditeurs - manuscrit refus


Après des mois de travail, de multiples relectures et un espoir à la hauteur de l'attente, le couperet tombe : voici une lettre de refus de votre manuscrit finement ciselé. Et si ce rejet était en réalité une chance ? Sur Twitter, des écrivains et dessinateurs de bandes dessinées ont partagé leurs « meilleures » lettres de refus, en soulignant à chaque fois qu'elles avaient eu un effet plutôt positif, après tout.


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(Moto "Club4AG" Miwa, CC BY 2.0)
 

Besoin d'inspiration et de motivation ? Sur Twitter, des dizaines d'auteurs et de dessinateurs ont pensé à tous leurs collègues perdus dans les affres de la culpabilité, de la dépression et un questionnement insolvable et se sont lancés dans un partage débridé de leurs propres lettres de refus.

 

Si le mouvement #ShareYourRejections concerne d'autres métiers que ceux liés à l'écriture ou au dessin, ces derniers sont particulièrement nombreux, et pour cause. Et, au départ, c'est l'auteure et journaliste Saeed Jones, de BuzzFeed, qui a lancé le mouvement, expliquant qu'elle avait été recalée de la Bread Loaf Writers' Conference, un séminaire pour auteurs, à de nombreuses reprises.

 

Jody Houser, auteure de bandes dessinées telles que Star Wars, Spider-Man, Stranger Things ou encore Mother Panic, explique ainsi : « Pour toutes les bandes dessinées que j'ai écrites, j'ai eu des tonnes de rejets. Depuis mon premier livre jusqu'à cette année, même. Le rejet ne signifie pas toujours que votre présentation était mauvaise. Vous n'avez pas eu la bonne histoire au bon moment. Et les présentations rejetées maintenant peuvent signifier des emplois plus tard. »
 

 

L'auteure de La Princesse qui n'avait plus rien, Shannon Hale, partage, elle, un scan d'une de ses lettres de refus : « [Le roman] a gagné des prix, a été réimprimé à plus de 30 reprises et 15 ans plus tard est toujours disponible. Un livre ne convient pas à tous les éditeurs », signale-t-elle au passage...

 

Hale est allée plus loin : devant des enfants, pour leur faire comprendre la valeur de l'échec, elle a déroulé l'ensemble des lettres de refus reçues pour son premier roman...
 

 

Enfin, toujours sur Twitter, Mrs Roots, blogueuse et auteure, partage une expérience vécue lorsqu'elle cherchait à rééditer Comme un million de papillons noirs, le roman qu'elle a signé sous son nom, Laura Nsafou, et illustré par Barbara Brun.

 

 

Comme quoi, il y a autant de raisons que de refus, mais aussi autant de moyens de les surmonter...

via The Beat




Commentaires

Il n'y a pas que la difficulté de recevoir des lettres de rejet (on peut toujours se coucher sous la couette et sucer son pouce). Mais c'est le coût! Entre 10 et 15 euros par envoi. Et puis je me demande: est-ce qu'un éditeur se bougera pour faire de la pub pour les 10 aines de livres qu'il publie? Probablement pas. Il en prendra un pour faire sa tête d'affiche. Donc est-ce qu'un écrivain lambda doit vraiment se ruiner à envoyer ses livres? Ne devrait-il pas plutôt employer cet argent pour la propre campagne d'auto-édité?

C'est mon cas.

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