Sherlock Homes : « C'est sans doute mon meilleur livre »

Clément Solym - 02.01.2012

Edition - Les maisons - Sherlock Holmes - Anthony Horowitz - Arthur Conan Doyle


Sherlock Holmes a repris du service. Anthony Horowitz, écrivain de polars pour jeunes adultes a pris la suite d'Arthur Conan Doyle pour nous conter la dernière, et ultime, histoire du détective le plus célèbre d'Albion.

 

À peine le temps d'entrer dans le livre que sa singularité est expliquée. Watson ne raconte cette histoire que parce qu'Holmes vient de mourir, elle était bien trop terrifiante et dévastatrice pour être écrite de son vivant.

 

Les ayants droit de Conan Doyle ont fait appel à Anthony Horowitz il y a un peu plus d'un an pour lui demander d'écrire la dernière enquête d'Holmes. Il ne s'y attendait pas, mais s'est vite pris au jeu. Lecteur assidu de l'œuvre Conan Doyle, il s'est efforcé à aborder des thèmes jusque-là minorés par l'auteur original. Dans la Maison de Soie, on retrouvera Holmes dans les quartiers pauvres, les fumisteries d'opium et même la peinture impressionniste occupera une place charnière dans l'histoire.

 

 

 

Mais qu'est-ce qu'exactement un récit trop terrifiant pour être dévoilé du vivant du détective ? Deux histoires s'entrecroisent, d'un côté un marchand d'art craint pour sa vie après un vol et demande l'aide d'Holmes et de l'autre un jeune des Irréguliers de Baker Street, personnages récurrents dans l'œuvre, est retrouvé battu à mort, la gorge tranchée et un ruban de soie noué autour du poignet.

 

Deux affaires que tout sépare en apparence, sauf la Maison de Soie, ce réseau criminel qui opère à grande échelle et dont les membres sont partie intégrante du gotha londonien.

 

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Une histoire sombre, très sombre donc, et malgré quelques différences de comportement de la part des protagonistes, notamment les premières prémices de sentiments de la part d'un Sherlock Holmes habituellement stoïque, Anthony Horowitz a tenu à recréer l'atmosphère londonienne du XIXe. Et pour cela, il a relu l'œuvre de Conan Doyle dans son ensemble, a analysé les formulations et utilisé ce style fait de phrases longues et typiques de la littérature de ce siècle.

 

« C'est sans doute mon meilleur livre parce que j'ai été aidé par le maître, qui m'a donné le ton » confiait-il à l'Express. On ne va pas lui donner tort.