medias

Si George Martin aime tuer ses personnages, c'est la faute de Tolkien

Nicolas Gary - 15.08.2018

Edition - International - Martin trône fer - Tolkien personnages Anneaux - seigneur anneaux Martin


Pourquoi tuer méthodiquement, vicieusement, sans prévenir ni le moindre état d’âme dans les romans du Trône de fer ? George RR Martin a habitué ses lecteurs avec des décès violents et soudains... et c’est entièrement la faute de l’admiration qu’il porte à Tolkien. Justement parce que le romancier britannique fit mourir Gandalf...

 

144721_MP4_7579
Disney, CC BY ND 2.0

 

 

Dans Le Seigneur des Anneaux, la mort du puissant magicien a été un révélateur – plus, une illumination – pour George RR Martin. Il revendique en effet une influence puissante sur son propre penchant à jouer aux Dix petits nègres avec ses propres personnages.

 

Dans l’émission PBS, The Great American Read, l’auteur de la saga fantastique, connue pour être des plus sanglantes, se confesse. C’est la lecture de The fellowship of the Ring qui a chez lui mis le feu aux poudres. Son admiration pour Tolkien s’est enflammée quand Gandalf est mort.

 

« La plus grande invention de Tolkien était ces personnages qui combattent la tentation de l’anneau et ce qu’il faut en faire. Ils se battent, et ce combat se tient dans leur cœur même. Cela peut arriver n’importe quand, n’importe où, dans toute l’histoire humaine... Et soudain, Gandalf meurt ! »

 

“Le suspens est mille fois plus grand”

 

Il poursuit : « Je ne peux pas expliquer l’impact que j’ai ressenti à 13 ans. Tu ne peux pas tuer Gandalf. Je m’explique : Conan n’est jamais mort dans ses livres. Tolkien a tout bonnement brisé cette règle, et je l’aimerai pour toujours, car, à la minute où l’on tue Gandalf, le suspens qui suit est mille fois plus grand. À cet instant, tout le monde peut mourir, et, bien entendu, cela a profondément influencé ma propre envie de tuer des personnages, quand bon me chante. »

 

Bon, petite nuance à apporter : la mort de Gandalf n’est que temporaire, puisqu’il revient une vingtaine de jours plus tard, dans The Two Towers, deuxième tome de la trilogie, car seule son enveloppe charnelle est détruite. Il sera ramené par Eru Ilúvatar, le créateur de l’univers, après le combat contre le Balrog.
 

Game of Thrones : un hiver sans fin,
à cause du changement climatique

 

En revanche, Martin compte pas loin de 1250 morts dans l’ensemble de sa saga. Et la liste pourrait s’allonger avec le sixième volume, The Winds of Winter attendu depuis de nombreuses années par les fans. Or, il ne s’agira pas du dernier livre, puisqu’un autre doit le suivre.

 

D’ailleurs, Martin avait révélé son regret d’avoir tué l’un de ses personnages, voilà quelques années. Mais principalement parce qu’il en avait besoin pour son intrigue. Mais contrairement à Jon Snow, un des héros favoris des lecteurs, qui va mourir et ressusciter, l’autre ne refit pas surface. 

 




Commentaires

Pas de commentaires

Poster un commentaire

 

grin LOL cheese smile wink smirk rolleyes confused surprised big surprise tongue laugh tongue rolleye tongue wink raspberry blank stare long face ohh grrr gulp oh oh downer red face sick shut eye hmmm mad angry zipper kiss shock cool smile cool smirk cool grin cool hmm cool mad cool cheese vampire snake exclaim question

Vous répondez au commentaire de

Cliquez ici pour ne plus répondre à ce commentaire

* Laisser vide pour ne pas reçevoir de notification par email de nouveaux commentaires.