Siné, c'est fini, et dire que c'était l'Hebdo de mes premières amours...

Clément Solym - 30.03.2010

Edition - Société - Siné - Hebdo - fermeture


À 6000 lecteurs près... Siné avait pourtant lancé l'appel le 26 mars dernier sur la radio Nova : on a besoin d'aide. Oui, mais voilà, bien que Siné Hebdo ait tout tenté, d'après le caricaturiste qui l'a fondé, le magazine perd chaque semaine de l'argent, et impossible dans ces conditions de continuer l'aventure commencée le 10 septembre 2008.

Mensuellement, les pertes sont évaluées à 35.000 €. « Tout aura été tenté : impression sur un papier moins cher, réduction des piges acceptée unanimement par les collaborateurs et appel aux dons lancé le 10 mars », explique-t-il. Des mesures pour le moins draconiennes, mais qui ne suffisent pas. Du tout.

Quatre ultimes numéros, chant du cygne, seront proposés pour avril. « La décision a donc été prise de fermer le journal. On n'allait tout de même pas risquer qu'un administrateur judiciaire impose sa loi à Siné Hebdo ! »

Et le 1er mai, l'équipe va fêter un enterrement digne de ce nom, au cours d'une manifestation « où toute l'équipe de Siné Hebdo vendra ce collector en fanfare ! »

Pour que l'aventure se poursuivre, il aurait fallu 43.000 abonnés et acheteurs par semaine. « Les jeux sont faits, les dés sont jetés, rien ne va plus… On ferme ! » peut-on lire sur le site du magazine.

« Si c’est la fin de Siné Hebdo, ce n’est pas la fin des haricots ! (…) À côté des étrangers sans papiers, renvoyés comme des malpropres dans leur pays d’origine, (…), des pauvres hères obligés de roupiller dans des boîtes en carton près des poubelles, des chômeurs longue durée réduits à la mendicité (…), des milliers de paumés en cabane attendant des années pour être jugés… on est des petits vernis, des veinards, presque des privilégiés, nous ne l’oublions jamais (…) »

Signé Siné...